DEUX GUÉRISONS MIRACULEUSES
étaient colportés par des esprits faibles et maladifs, et principalement par des personnes qui avaient intérêt à attirer les multitudes au village de Beaupré.
Un jour ce jeune homme, poussé sans doute par uneinspiration divine, et voulant se rendre compte par lui-même de ce qui se passait.
dans un de ces pèlerinages dont il se moquait avec tant de verve, se joignit à un groupe de de pèlerins allant à Sainte-Anne de Beaupré.
De cette manière, se disait-il, je verrai par mes yeux et je saurai bien discerner ce qu’il y a de vrai, ce qu’il y a de faux.
Pendant tout le voyage, il fut sceptique, gouailleur ; il tournait en dérision l’espoir que les pauvres malades avaient dans la puissance de la Sainte ; il répondait par des railleries impies aux miracles qu’on racontait devant lui ; il haussait dédaigneusement les épaules en voyant les pèlerins en prières, et se préparant, par une bonne confession, à recevoir dignement leur Dieu.