‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 28 sur 113 · Cf. Itin. russes, p · texte numérisé non relu

Cf. Itin. russes, p

8. Cf. la lettre d'Alexis I Comnène à Robert de Flandre (1092) dans Riant, Exuviæ, t. Il, p. 208.

gorod et Robert de Clari !; les pèlerins du quatorzième et du quinzième siècle ont encore admiré et adoré son marbre vert, rayé de veines blanches et noires?. Ces deux Colonnes, d'après Étienhe de Novgorod, auraient été transportées de Jérusalem par sainte Hélène”. On sait que la Colonne à laquelle le Christ fut lié est mentionnée à Jérusalem dans les livres de pèlerinage postérieurs au quatrième siècle, et qu’une autre Colonne de la flagellation est conservée à Rome, dans l’église de Sainte-Praxèdef. Bertrandon de la Broquière, qui visita Rome, Jérusalem et Constantinople en 1432 et 1433, avait contemplé ces trois Colonnes, dans les trois sanctuaires où elles étaient vénérées. Aux Saints-Apôtres, la Colonne était dressée près d’un pilier à droite, quand on entre dans l’église par la porte de devant. C'était un « tronchon » plus haut qu'un homme et de pareille pierre que les deux autres « tronchons » qu’il avait vus l’un à Rome, l’autre à Jérusalem. On montre encore aujourd’hui à Constantinople, dans l’église du Patriareat greé au Phanar, un fragment de la Colonne de la flagellation. Il est encastré dans une enveloppe de bois; dans ce fût de colonne tout noir on ne reconnait guère le marbre vert, rayé de veines blanches et noires, que les pèlerins du quatorzième et du quinzième siècle avaient signalé.

Aïnsi ce grand sanctuaire des Saints-Apôtres contenait dans l'église même et dans ses annexes un nombre imposant de reliques et d'objets précieux. Ces trésors furent déjà dispersés en partie en 120%. Quand les Turcs s’emparèrent de la ville, l’église avait subi les atteintes du temps, comme le témoigne Buondelmonti. Aussi les Byzantins avaient-ils transporté, avant la date de 1453, une partie des trésors, épargnés par les Latins, en un lieu plus sûr, à Sainte-

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