Cf. Ilin. russes, p
7. Théodore Lecteur, Fragnenta (Migne, P, G., t. 86, p. 225).
8. Cf. Bibliotheca hagiographica græca, p. 196; H. Delehaye, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 181 s.; Synaz. eccl. Const., p. 847, 848.
9. Cf. Cer., I, 13, p. 560-561. Sur le quartier (zi$ 72 Nacoco5) où se trouvait cette église, v. Mordtmann, Esquisse topographique de Constantinople, Lille, 1892, p. 58. Une église de Saint-Pantéleimon est attribuée à Théodora, la femme de Justinien I"
l’objet d’une grande vénération de la part des pèlerins et des voyageurs |. ;
On connait la grande renommée de saint Serge, le martyr syrien. Son tombeau à Resapha-Sergiopolis futun des plus célèbres de Orient. Au sixième siècle, Justinien s’intéressa tout particulièrement à la ville, qui contenait les restes du saint. Il l’embellit et la fortifia?. A Constantinople il lui éleva, ainsi qu’à son compagnon de martyre, saint Bacchus, une magnifique église, qui subsiste encore’. Leur culte fut très florissant à cette époque dans la capitale, qui ne manqua pas d'acquérir une partie de leurs reliques qui attirèrent dans ce sanctuaire pendant longtemps une foule de gens pieux et de pèlerins À.
C’est ainsi que Byzance s’efforçait sans cesse d'enrichir ses trésors religieux en acquérant de nouvelles reliques. L'Orient et l'Occident furent mis à contribution pendant des siècles par la capitale. Les martyrs d'Italie prirent place dans ses sanctuaires à côté de ceux d’'Asie-Mineure, de Syrie, de Palestine et même d'Égypte, comme on le verra; et tous recevaient les honneurs qui leur étaient dus avec une égale ferveur. |
(cf. Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 248). Suivant Zonaras, elle fut construite sous le règne de Phocas (602-610) ; cf. Zonaras, Epitome Histor., XIV, 14, éd. Dindorf, t. III, p. 301.
1. La tête de saint Pantéleimon est signalée, avec son sang, à Sainte-Sophie au milieu du xu° siècle (cf. Riant, Exuviæ, t. II, p. 212, 214). C'est là aussi qu'Antoine de Novgorod a vu ces restes (cf. Jtin. russes, p. 87-88). Etienne de Novgorod (vers 1350) mentionne les reliques de saint Pantaléon dans léglise de la Vierge des Blachernes (cf. Jlin. russes, p. 124). Sa tête est signalée par le même pèlerin dans un couvent de femmes (cf. Jbid., p. 125). Une partie des reliques sont encore mentionnées, en 1393, dans le monastère de Jean-Baptiste (cf. Zbid., p. 163). L'inventaire du trésor de Sainte-Sophie (1396) atteste l'existence d’un reste (Xetbavov) du saint dans un reliquaire en plomb (cf. Miklosich et Müller, Acta et diplomata græca medii ævt, t. Il, Vienne, 1862, p. 569).
2. Cf. E. Lucius, Les Origines du culle des Saints, Paris, 1908, p. 315 s. ; H. Delehaye, Les Origines du culle des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 242 s. Sur les monuments de Résapha-Sergiopolis, v. S. Guyer, Pusafah (Sonderabdruck aus : Archäologische Reise im Euphrat-und Tigris-Gebiet von F. Sarre und E. Her:feld, Berlin, s.. d., p.1- 45, pl. LIV s.). ,
3. Cf. J. Ebersolt et A. Thiers, Les Eglises de Constantinople, Paris, 1913, p. 21 S. ; Album, pl. V-XI.
4. En 1200, Antoine de Novgorod a vu dans l'église même les têtes des deux saints ainsi que la main de saint Serge et son sang (cf. Jin. russes, p. 10€). Les têtes sont signalées à la même place par Etienne de Novgorod, vers 1350, et par le scribe Alexandre en 1393 (cf. Jbid., p. 120, 164). Ignace de Smolensk (1389-1405) a vu les têtes des deux martyrs au monastère du Pantocrator (cf. Zbid., p. 137).