Voir plus haut, p
Jésus en à donné le modèle aux Orientaux qui le reproduisirent très apparent sur beaucoup de leurs croix !, Tel était un des reliquaires disparus de la Sainte-Chapelle?, Tel était aussi un reliquaire, qui se trouvait dans l'église collégiale de Notre-Dame à Maestricht, et qui
disparu à la fin du dix-huitième siècle, Sur cette croix à double travéo, décorée de pierres précieuses, on lisait le nom d’un des empereurs byzantins du nom de Romain,
Les croix-reliquaires de Byzance présentaient souvent aussi la lorme d'une croix simple, Parmi ceux qui proviennent incontestablement de ( onstantinople se trouvent la Croix du Vatican, qui contenait, comme l'indique Pinseriplion «le bois dont le Christ vainquit Pennemi
du genre humain ts (fig, 19), la eroix-reliquaire, portant le nom de:
Marie CGomnène, lille de l'empereur Alexis Et Comnène (1O0SI-1T18). Celle œuvre se trouve aujourd'hui dans l'église du village d'Eyne, près d'Audenarde, dans la Flandre occidentale?, Le trésor de Saint- Maure possède aussi une croix-reliquaire simple, qui provient de Constantinople, comme lPindique une inscriplion grecque mentionnant le contenu (56 fois Edo), et le nom de l’impératrice Irene, lemme d'Alexis Lt Comnène (LOSI-LTILRS) 6,
Ces reliquaires de formes diverses contenaient tous un fragment du bois de la vraie Groix, Plusieurs renfermaient aussi des parcelles d'autres reliques. La staurothèque de Chartres portait une inseription grecque mentionnant les huit reliques byzantines qui y étaient
conservées ?, Celles de Limbourg et du Mont-Saint-Quentin sont dans le même cas, Les Byzantins ne divisèrent pas seulement le bois de
1, Cf, Didron, Annales archéologiques, & V, 1S46, p, 338$.
4, Ÿ oie plus haut, p. 10,
ÿ, Ge reliquaire est reproduit d'après un dessin ancien dans G. Shasheés op, eit., ps 77,
4 Voir plus haut, p, 110; el, F. Bock, Die Kleinodien &es heîligen rümisehen Reiches deutseher Nation, Vienne, 1S64 p, 11 S,, pl. XX, fie. 27; A. de Waal, Dieantiken Retiquiare des Peterskirehe (Rômische Quartalsehrif, & VII, 1895, p. M6 s., pl. XVI-XVIT ; Ch. Diehl, op. eit,, p. 29, fig. 151, p. 292; Q. M. Dalton, op. ei, p. 54S.
5, Cf, G, Schiumbherger (Extr. des Comptes rendus des séances de l'Académie des 7nseriplions et des BellesLetthres, IN01, p, 1 S).
6, CF, À, Pasini, op, eût, p. 28-29, pl. XXV ; E. Molinier, op. eit., p. S5.
7. CP, K, de Mély, le Tréçor de Chartres, 130-179, Paris, 186, p. 51-52? ; du même, Exuvie, LI, p, 265-266, L'auteur voit dans cette staurothèque un de ces « tableaux qui furent composés au moment de la prise de Constantinople pour récompenser les hauts faits des chevaliers présents à la quatrième croisade ». Les reliques qu'elle contenait provenaient en tout cas de Constantinople,
SC GE GR IN, p: 33, n° S695, p. 370 n° KI: F. de Mély, le Trésor de Chertres, p. 6Ù
la Croix, ils partagèrent aussi les autres reliqués du Christ et en placèrent des fragments soit dans les reliquaires de la vraie Croix, soit dans des reliquaires spéciaux.
Les inscriptions grecques des staurothèques de Limbourg, du Mont-Saint-Quentin et de Chartres attestent la présence dans chacun de ces reliquaires d’un fragment (+uñux) de la Couronne d’épines. Un autre fragment est signalé dans un petit reliquaire italien, con-
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FiG. 19. — Croix-reliquaire du Vatican (d'après Molinier).
servé à Venise, qui porte l’inscription byzantine : ’Ex roù dzavbivou axegévou |.
Comme le bois de la Croix, comme la Couronne d’épines, les saints Clous se sont multipliés. On en trouve un fragment (rp6go) dans la staurothèque du Mont-Saint-Quentin, des parcelles dans celle de Chartres ?. La sainte Éponge et le Manteau de pourpre sont signalés dans le reliquaire de Limbourg*. Celui de Chartres en conte-
nait aussi un morceau (4x6 +05 ropyupos tuariou) !.
Ainsi Byzance possédait de nombreux reliquaires contenant des fragments des reliques de la Passion. Les autres reliques du Christ,
1. Cf. Didron, Annales archéologiques, t. XX, 1860, p. 313 ; F. de Mély, Exuviæ,
t. III, p. 269.
à Cf. C. I. G., t. IV, p. 370 n° 8809 ; F. de Mély, le Trésor de Chartres, p. 52.
DCE CT CG MAULN,-D:1928 n° 8695.