PROCVLA CL. FEMINA FAMVLA DEI A TERRA AD MARTYRES
De méme faut-il entendre, à ce qu'il semble, du séjour des bienheureux, les formules suivantes malgré quelques incertitudes dans la reconstitution des textes :
.[EvsE]BIVS INFANS PER AETATEM SENE PECCA[TO [Acc]EDENS
AD SANCTORVM LOCVM *
[NAMQVE TV|VS SPIRITVS A CARNE RECEDENS [EST socrATv]s
Il ne faudrait done pas se háter de conclure qu'il y eut des martyrs partout où l'expression martyribus sociatus a été relevée sur les inscriptions. On s'est demandé si l'église de Ratisbonne avait eu l'honneur de posséder des mártyrs, et il a été répondu par l'affirmative * sur la foi de l'inscription :
SARMANNAE QVIESCENTI IN EACE MARTIRIBVS SOCIATA ?.
Le témoignage n'est pas décisif. La pieuse Sarmanna ou Sarmannina pouvait être censée admise en la compagnie des martyrs dans le repos éternel.
1 LEBLANT, Nouveau recueil, n. 185.
2 E. Dieux, Inscriptiones latinae christianae, 2174, ajoute cette note: « Caesarium Arelatensem intelligo. » Césaire, comme chacun sait, était évéque et non martyr.
3 LEBLANT, Inscriptions, 585 CIL. XIII, 2424.
^ Dg Rossi, Bullettino, 1875, p.27.
5 Dg Rossi, Inscriptiones christianae Urbis Romae, t. T1507
6 Voir Rómische Quartalschrift, t. VI (1892), p. 153-79. Cf. Anal. Boll., t. XIV, p. 211.
7 CIL. Ill, 5972. Fac-similé dans Rômische Quaríalschrift, t. c.
- erunt, hoc. est clerici vel monachi. $. Cyrille de Jérusalem |
les fo. vv dyíov voírov 5. Dans Salvien on lit cette phrase :
sanctus, &yios, au singulier, comme qualificatif individuel.
premier chapitre font suffisamment apprécier la portée. Le - E
Il nous reste à indiquer une dernière besoin de a pris collectivement. La voyageuse en Terre-Sainte autrefois connue sous le.nom de Silvia l'emploie couramment dans. ce. sens ; Chez elle et ailleurs encore, les sancti sont les moines ou le clergé : adiuta orationibus sanctorum qui comitabantur ; illi sancti dignati sunt singula ostendere; sancti qui nobiscum
dit de méme en parlant de cette catégorie: éuguofuara TOY —— &yíov *. S- Jean Chrysostome invite ses auditeurs à visiter | 1la cité de la vertu, quelque colonie monastique dans la mon- p VAgBos BoéAsc0s záAiv énl Tv nóAu ris áperíjc louer, vàc TOY Er. á&yíov cxqvác, và don Aéyo xal vàg vánac* De Mélanie qui fait une tournée dans le désert et va voir es moines, Palla- dius nous dit: Ty &onuov xuxledovoa xal. iovogotiaa. máyrac vooc Gylous *, et les notices qu'il a consacrées à ces moines sont
Ita igitur et in monachis, id est sanctis Dei, Afrorum probatur . 2 À 74 odium *. C'est un écho de l'usage courant chez les orientaux. La collection de Jean d' Éphèse intitulée : Des puts d Orient . est un recueil de biographies de moines ?,
- 29 Examinons maintenant les principales acceptions du mot
Assez fréquemment il s'emploie, comme dans la. langue classique, en guise de simple épithéte laudative, d'une signi- fication un peu vague, mais dont les exemples cités dans le.
plus souvent il est au superlatif ; il ne se place point immédia- | tement avant le nom ni. aprés le nom sans apposition d' un e * substantif comme pater, coniux, , filius, mater, - Uxor, filia, $t e
1 GEYER, Ílinera Hierosol pnitlgnd, bp. 39, 40, 47. :
* Catechesis mystagogica, IL, 3, P.G., t. XXXIV, P: 1080. ESA
*- In Matth. Hom. LXXII (LXXIID, P.G., ds LNML P. 671. Ex
* Hisl. Lausiaca, XLVI, BUTLER, p. 184. P
5 Ibid., LX XI, BuTLER, p. 168. i
5 De gubernatione Dei, VIII, 19, HALM, p. 106. Ue | 5
7 W. J. van DouwEN et J.P. N. LAND, Joannis episcopi. Epist: d commentarii de bealis orientalibus, Amsterdam, 1889; E. Wl Brooks, John of Ephesus Lives of the Eastern Saints, dans Patro- acto logia orientalis, t. XVII, 1 (1924) et t. XVIII, 4 GRE ps ee ENS E
E "t. + RUES ILE MOT « SANGTUS » DANS LA LANGUE CHRÉTIENNE 37 . . anima, c'est du moins la régle la plus générale; ou bien. Ao encore il fait partie d'une suite d’épithètes ?. RATE