AT SANCTA FEL[ICITATEM
EMIT LOCVM... AD SANCTVM CORNELIVM ? ; SANCTE LAVRENTI SVSCEPTA ABETO ANIM[AM] '?
DE DONIS DEIVRSVS DIACONVS SANCTO PETRO ET SANCTO PAYLO OPTVLIT !!
SANCTE PETRE MARCELLINE SVSCIPITE VESTRVM ALVMNVM B BASILICAM VEL ORATORE IN HONORE SANCTAE IVSTINAE 1.
Les noms des martyrs de la théorie de s. " Apollinare. aso :
| de Ravenne sont précédés de sanctus ; SANCTVS CLEMES, SANC- Tw | "VS SYSTVS... SANCTA EVGENIA, SANTA SAVINA... 1, de méme les noms des apôtres dans le mausolée de Théodoric 5. Ce style | | est observé dans les inscriptions de la cassette de Grado n dans le calendrier de Carmona? et un peu partout. T outetois, 2
on ne renonce pas complètement au système primitif qui se —
- borne à écrire les noms. Dans la chapelle de l'archevéché, à
Lj 4 x h ^ À
i-Dg Rosst, Bulleino, 1971*p. JO ? DE Rossi, Inscripltiones, t. I, 534. . "EX. s : * DE Rossi, Bullettino, 1878, p. 161.
* CIL. 276 b. 5 MONCEAUX, Enquête, 305. m $ MoNcEAUx, Enquéle, 265. Rad MoNGEAUX, Enquete Dime 8 DE Rossr, Bullettino, 1863, p. 21. ' T A er ?* DE Rossr, Roma sotterranea, t. I, pl. 28, 2. E 1? MoMMSEN, Inscriptiones regni Neapolitani, 6736. FETE " Dg Rossi, Bullettino, 1878, p. 160. ? RS
12 Ibid., 1875, p. 30. I OILLDAV, 3100. VH ACID KE 28100 OIL NI SR C RENE 71 Dg Rossi, Bullettino, 1872 /p A1 d ME. eT À 47 Anal, Boll, t. XXXE p.912] M
Chan
UI m
15:5; RN CASSIANVS, 'SEBASTIANVS etc. 1 ; mosaïques de Saint-Prisque à Capoue portent: Pnis- S, FELIX, ARTIMAS étc.?. Et si à San Vitale de Ravenne en est nommé BANGEVS VITALIS, les autres saints, les
ET de Polemius Silvius (45-449) enregistre les fêtes sui- : ' vantes : ER : Do
E 22 janvier : natalis sancti Vincentii martyris.
E. .. 22 février : depositio sancti Petri et Pauli.
10 août: natalis sancti Laurenti.
dp. aoüt: Hippolyti martyris.
. 26 décembre: natalis sancti Stephani *.-
5 Be ces martyrs sauf S. Hippolyte ^ sont nommés saints. Toutefois il n'est pas interdit de se demander si le texte n'a .pas subi, ici des retouches que l'on s'expliquerait aisément. sait qu il nous est parvenu dans un manuscrit ED d'une | oque i relativement rapprochée *. io
"Nous n n'avons pu, S Denia Pérouse dont l'épigra- .
a | fourni Ja matière, étudier UIN UA ode du
Eee ji témoignage do VEO assez clair par lui-même "Tas plupart du temps. Chez les écrivains le mot est
ie 1s RE Be a mu qui a souvent l'occasion de parler des |
RM T " i
wu : CL. nan E
E ue avons rencontré dire textes où le nom d'Hippolyte pas ie du titre de saint (pp. 33, 41). On hésite à pen-
por DUE à tour une ume laudative, un terme d 'hon- rl is
52 LE VOCABULAIRE | DE LA à SANTÉ
martyrs, ne leur donne pas encore le titre di ADU e "n en est de méme chez ses correspondants 1. Nous avons vu qu'un siécle aprés lui, le style officiel de l'église de Rome ne se dé- partait pas encore de cette simplicité ?. ; 52 Vers la fin du IV? siècle, c'est surtout le pape Damase . ^3 (f 384), le poète des catacombes, qu'il convient d'interroger . S sur l'usage du terme. Lorsqu'il ne subit point la contrainte du mètre, le mot sanctus ne semble pas lui venir à l'esprit. Il écrit beatissimo martyri Ianuario ? ou se dispense de toute . épithète 4 Dans les. inscriptions métriques, il emploie habi- |. tuellement le mot sanctus au pluriel, et jamais il ne le joint D
aux noms des martyrs: — pe f : X £ wi
GOMPOSVIT TVMVLVM SANCTORVM LIMINA ADORNANS 5 2 f CORPORA SANCTORVM RETINENT VENERANDA SEPVLCHRA s E '"HIG HABITASSE PRIVS SANCTOS COGNOSCERE DEBES ? :
ROMANVM CIVEM SANCTORVM FECIT ORIGO? .
Et ainsi de suite’. Une seule fois sanctus est accolé à un. e: 18 nom de martyr, et encore le suit-il en guise d'épithéte. *
TAGSIOLVM SANCTVM CHRISTI: SACRAMENTA GERENTEM EA Piae 2
m seul vers de la collection Damasienne où le titre sanctus £o précède le nom, — . : PEE SANCTI SATVRNINI TVMVLVS QVIA MARTYRIS HIC EST ! ENS n'est point authentique '*. : 2 Les œuvres de S. Ambroise (1 397) fournissent un be nom- bre de textes où le mot CUM entre avee des nuances diffé- M
1 Epist. XXII,2; epist XXXIX, 3, HARTE, CH 534, 583. NE
? Plus haut, p. 46. EE
8 Inm, Damasi carmina, 22. | « ; cU
4 Plus haut, p. 46. 5 Iuw, 7. 2:
9 IHM, 12. 7 Iuw, 26. - ij 8 Inu, 46. X SH
° Voir aussi les nos 23, 31, 40, 42, 61. | Ts i: 10 [HM, 14. " InM, 46 E ? Inu, Die Epigramme des Damasus, dans Rheinisches Museum, — à 1895, p.202. A propos de l'inscription 45 : [beatissi]morum martyrum «4
Damasus episcopus servus- Dei, l'éditeur de Damase fait remarquer que l'on pourrait lire aussi [sanctissi|morum. Cela n'est guère admis- à sible. Damase semble n’avoir employé sanctissimus que contraint - A par le mètre : sanctissima condere membra, "d sanctissime doctor, 2.
-* rentes et dans des combinaisons variées. Notonsles suivants: [502 -—Sanctus Neemias : ; sanctus David ? ; sanctus Paulus ? ; nata- | — lis est sanctae Agnes *; sancta Pelagia, sancta Sotheris 5; sanctus Vitalis, sanctus Agricola *; sanctae Mariae matris . Domini *. En parlant de Marcelline, il dit aussi sancta soror *, -et l'on ne peut évidemment lui attribuer la pensée de mettre sa sœur sur les autels ; une de ses lettres à Marcelline commence par ces mots : Sollicitam sanctitatem tuam esse adhuc scribere dignata es mihi *. A relever également cette phrase concernant.
Juliana, la fondatrice de la basilique de Saint-Laurent de RE
—— Florence: Ea igitur vidua sancta est Iuliana quae hoc domino NIU -- lemplum paravit *. Le pape Libère est appelé sanctae memo- + CR - ' riae Liberius ", d’après la formule consacrée, où l'on aurait ; | ! - tort de chercher un indice de culte, de méme que dans le titre ME
de sanctus donné aux personnages vénérables des deux Testa- . . ments. Ceci est l'usage antique dont on pourra constater la .. persistance chez d'autres écrivains du IV? siècle #. TQ . La biographie de S. Ambroise, écrite à la demande de 5. Nu Augustin, débute ainsi : Hortaris, venerabilis pater Augustine,” Ec
- ul sicut beati viri Athanasius episcopus et Hieronymus presbyter we stylo prosecuti sunt vitas sanctorum Pauli et Antonii in eremo. — . positorum, sicut etiam Martini venerabilis episcopi Turonensis —. ecclesiae Severus servus Dei luculento sermone contexuit; sic
etiam bealissimi Ambrosii episcopi Mediolanensis ecclesiae mee prosequar stylo *, Versla fin Ambroise est appelé saint :
1 De officiis, III, 100, P.L., t. XVI, p. 173.
1 Exhortatio virginitatis, XIII, n. 88, t. c., p. 362.
* De officiis, YII, 108, t. c., p. 176.
| 4 De virginibus, I, 2, t. c., p. 189. | S
Eo: 5 De virginibus, III, 7, t. c., pp. 229, 232 ; Exhoríatio virginitatis,
EU XII, m.32;t. c., p. 560. S ^ - . .$ Exhortatio virginitatis, Y, n. 4,5, t. c., pp. 337, 338. ESA
^ — — ^" Exhortatio virginitatis, XIV, n. 993. ti 6, p. 364:
| 5 Epist. I, 5, t. c., p. 988 ; De excessu fratris sui Satyri, 1, 33, 76, ? ARTS
‘ot. €., pp. 1301, 1913, i nA.
e * Epist. D-41, € 67 p. 1115. e 2n
1» Exhortatio virginitatis, IX, n. 10, t. c., p. 339. Sur Juliana,voir
! F. LANZONI, S. Petronio (Roma, 1907), p. 263-82.
: 1 De virginibus, III, 15, t. c., p. 224. |
: qi Citons. par exemple Priscillien (f 385). Voir Scxgprs, index, - Lives RU i. v. sancti : | nr n 3 BHL. 377, c. 1. on
nunc vir sanctus Zenobius praeest *. 2
teur, et oü la Vie était complétée par les trois épitres. et les €”
. tur ES Martini vitam Le Weine 3 ere T'épitre
post obitum sancti Ambrosii !; mais il en est de même successeur simplici anus 2 de Bassianus ERES de
mus 3 et de S. Zénobe il est dit: in civitate Florenlina. ü
Dans ses récits hagiographiques, S. Jéróme TU VUES 3 le mot sanctus, Il préfère dire beatus Paulus, beatus Hilarion, | beatus Antonius, et le plus souvent il dit Paulus, Hilarion, Antonius tout court. Sanctus semble réservé chez lui pour les . pieuses femmes : sancla Melanium 5, sancta Marcella * quand + celle-ci vivait encore, sancíae feminae M arcellae aprés sa mort. ER dormivit sancta et beata Paula *. e
Les prétres lucifériens Marcellin et He (en. 383 ou : 384) écrivent sanctus Danihel (le prophète), sanctus M aximus : (l'évéque de Naples compté au nombre des martyrs), sanctus. Anlonius *, mais aussi: sanctus Ephesius, sanctus Gregorius. (Eliberitanus) sanctus Heraclida 1*. 3
La Vie de S. Martin par Sulpice Sévère a été écrite du vivant de l’évêque ; de méme la lettre à Eusébe. un est à croire que nos à manuscrits dérivent d' une édition faite par les soins de lpau- T
ed donc De la mort du saint. i est donc Dee
à Aurelius ences sanctum Mar linum fpeopum mihi videre -
I Ibid. c7525
? Ibid., c. 46. — wo Re Ibid. cu 47.
4 Ibid; c::50; 5 Epit XXXIX, 5, ds
9 Bpist LIN quf,
UHEpist CXXCVTTE In VE XS Epist. CVIIL, 34.
? GUENTHER, Epistulàe imperatorum pontificum aliorum, Rl de e 293, 9d, 10 re PP. 38, :92, 34. $
H Epist. ad Desiderium. i ? Vita S. Martini, 1,7.
servi du mot:« saint » à notre manière, et le titre primitif - ii
-blablement celui que .donnent quelques manuscrits: Vin- - centio martyri Caesaraugustano *. Une seule fois, dans l'hymne aux XVIII martyrs de Saragosse, nous rencontrons :
moines, nous l'avons dit, sont régulièrement appelés sancti.
Baptiste, et les martyrs Helpidius, Thécle, Euphémie.
| lettre de Vienne et de Lyon *, ? dans Irénée !'*, dans Denys d' AY
nommé Hilarius; dans la Vie de S. Martin, réguliérement
sanctus Hilarius 1. KT
Il n'est pas probable que Prudence (f aprés 405) se soit
de l'hymne à S. Vincent n'est sans doute pas celui des éditions, Passio sancti Vincentii martyris, mais plus vraisem-
teque praepollens Arelas habebit e E d sancte Genesi ?, MONS
suggéré par le métre plutót qu'imposé par l'usage. res.
Le récit du pèlerinage en Terre-Sainte longtemps cité sous xe le nom de Silvia, apporte une foule d'exemples de l'emploi i du mot sanctus dans diverses acceptions. L'évéque du lieu - NI est qualifié de saint: sancfus episcopus ipsius civitatis *; de NU méme le prêtre résidant: sanctus presbyter illius loci ; ett LE une diaconesse: sancía diaconissa nomine Marthana *. Les Ee
Le nom des personnages bibliques est ordinairement précédé du titre de saint: sanctus Melchisedech, sanctus Abraham, sS NE sanctus Iob, sanctus Moyses, sanctus Aaron, sanctus Helias, sanctus Getha *, sancta Rachel, sancta Rebecca; aussi S. Jean-
À La littérature grecque, remontant beaucoup plus haut, .. E n'est pas dépourvue de textes où &ycou désigne encore l'ensemble des chrétiens. Ainsi dans Denys de Corinthe *, dans la
1 Vita S. Martini, 5, 1 ; 6, 4, 7. 2s
? Peristephanon, V, dans DRESSEL, p- 350. Voir plus haut, p. 176. - rd
3 Peristephanon, IV, 35, 36. La phrase Agapite sancte rogamus, . —. - dans CIL. XIV, 3415, appartient également à un texte métrique.
4 GEYER, Itinera Hierosolymitana, pp. 62, 49. ^ ASE
5 GEYER, pp. 56, 57. $ GEYER, p. 69.
" GEYER, p. 58: «sancti Gethae cuius nomen in libris ua cr legimus. » Iud. 12, 7. | cds Er.
8 Dans EusEBE, Hist. eccl., Iv, 23, 10.
? Ibid., V, 1, 4, 14. | ^» Ibid, V, 7, 2.-
lexandrie :, Dans la Passion de S. Polycarpe, dytoc ne se
rencontre pas. Celle des martyrs de Lyon appelle ceux-ci E
oi yw puáprvosc. La martyre Ammonarium est dite dyia mapÜévoc dans la lettre de Denys d'Alexandrie à Fabius d'Antioche?. Des évêques vivants sont qualifiés par Alexandre de Jérusalem d' &yiou éníoxozoi *.
L'emploi du mot dyroc dans Origene fournirait la matière
d'une abondante dissertation. Indiquons en passant l’homélie XI sur le Lévitique (20, 7: Sancti estote) et l'homélie XXIV sur les Nombres, dont malheureusement le texte grec est perdu *. 1 Les martyrs sont appelés au moins une fois oi dytot uéorvgec 5. Le texte le plus important, à notre point de vue
(De Oratione, XIV, 6), n'est peut-être pas établi avec une en-
- tiére certitude, et il est fort obscur. Aémou uër oiv xai Éyvevéw
«ai eüxyapiovíav oùx drosov xai àv0pdztotc <yious> TOODEVEY- :
xtiv* àAAà và uèr Ôvo (Aéyw nm Évrevéiy xai edyagiotiar) où uôvor áyíow; àÀAà Ôÿ xal <älloi> ávÜpómow, Tv Óà démo uóvoug áyíoic, et vic edoe0ein Ila$Aog 1) llévgoc, tva dpeliow-
ou iXuüc, dá£(ovg mototvrec voÜ royci» Ts Óe0ouévuc a)voic
é£ovoias zoóc TO Guaotuara äprérar *. Tous les essais
d'interprétation proposés jusqu'ici soulèvent des difficultés. : Pour les uns, les saints en question sont les saints dans la.
gloire. Pour d'autres, ce sont les saints vivants 7. Ou encore . Origéne parlerait de la supplication adressée aux uns et aux -
autres. Un témoignage aussi peu clair doit être employé avec la plus grande circonspection.
Eusèbe, qui a si souvent l’occasion de parler des martyrs,
ne leur donne pas le titre de saints. S. Athanase ne le donne pas -
non ) plus à S. Antoine, ni à S. Freue d'Alexandrie qu'il
1 [bid., VII, 25, 2.
3 Ibid., VI, 41, 18. * Ibid., VI, 19, 18. |
4 W. A. BAEHRENS, Origenes Werke, VII, 1, p. 446-54 ; VII, 2, p. 223-32.
5 In Iohannem, NI, 54, 281, ERE E P. 163.
$. KOETSCHAU, p. 333.
.* H. M. Lucxok, After Death, new edition (London, 1902), p. 187. :
Cf. A. J. Mason, Purgatory (London, 1901), p. 115-16. ; * CE. Brac, The Christian Platonists of Alexandria (Oxford, 1886), p. 185. Cf. The Church Quarterly Review, t. XLVII (1899), p. 278,
Nt ^ [ "^ Ai
2m ulii
appelle 6 maxaoérns Ilévooc 1, mais les martyrs sont oí dytot
páovvpec *. :
Ayant à parler du martyr Cappadocien Eupsychius, 5. Ba-
sile s'exprime ainsi: vf uruns vo? uaxaguorárov pápTvpoc Eóyvyíov uáuvqco?. Ailleurs, à propos de la communion fré-
quente, il explique l'usage de Césarée oü l'on communie réguliérement quatre fois la semaine, xai év dAAoug fjufoouc | &àv
d unum áyíov vwóc. Mais d'autres manuscrits disent 2 . páovvgóc vwoc *. Attendons l'édition critique des lettres de
S. Basile pour nous prononcer. Ailleurs, S. Paul est pour lui ó &yros 5, et les écrivains sacrés en général oi &ysor *. À plusieurs reprises S. Grégoire de Nysse désigne ainsi ceux dont on célèbre la fête. Dans S. Grégoire de Nazianze nous trou-
vons la formule qui finira par devenir courante: vOv &yiov
… "Qpgéerqv?.
Notre rapide enquéte à travers l'épigraphie et la littérature
a permis de constater que le mot sanctus n'a pas toujours eu une signification nettement définie méme dans le langage.
ecclésiastique ; elle a montré suffisamment combien l'usage
de sanctus, comme titre d'honneur faisant corps avec le nom ‘propre a été long à s'établir, quelles ont été suivant les temps
et les milieux, les fluctuations de la terminologie, ét combien
Yon serait mal avisé de formuler en cette matière des règles
rigides. Les transformations du langage ne s'arrétent pas au
seuil d'un siècle; une acception ou une nuance nouvelle ne ,'-
1 Vita Antonii, 47.
? Vita Antonii, 46. .
* Epist. CC, P.G., t. XXXII, p. 736.
4 Epist. XCIII, P.G., t. c., p. 484. Voir la note 55.
5 Epist. CCIV, 1, P.G., t. c., p. 745.
6 Adv. Eunomium, II, 8, P.G., t. XXIX, p. 585.
7 In laudem fratris Basilii: Tl voívov adtod vÓ pe étéoovs áylovc émiónuijoa: v Bio xataouixkodve Tv xarà Osóv eddox{unouv,
dc dà Toëro Toy énl totc dylouc Éoptr®y éAávvo Ooxeiv elvar Tv Ëni .
robro naÿhyvou ;… ei oûv Touobroc anû vob Aóyov niv àvaóéóevxvat
- 6 uéyas BaocíAetoc, dore p? nógoo Tor áyíov elvar aóvóv Óià Tot
Biov moóc &xacvov rÀv peyáAov napatiÜ£uevov, xaÀGc uiv À àxo- Aovôla r&v éoprÀv émni voürov üysu vOv và» éveovdcav maviüyveur. P.G., t. XLVI, pp. 797, 813. |
. 8 In laudem Basilii M., 58, P.G., t. XXXVI, p. 872.
en classant nos formules, réussi qu’à A so repères chronologtqnes 1, À chacun de discuter les cas particuliers.
Si l'on demande quel est enfin le sens réel du mot sitit E arrivé au dernier terme d'une longue évolution, et devenu la distinction honorifique supréme réservée par l'Église à ses grands morts, on pourra dire qu'il est vaguement chargé de. toutes les nuances par lesquelles il a passé au cours des âges dans le domaine profane comme dans le domaine religieux, et il n'implique pas moins l'excellence morale de ceux qu'il désigne que le respect réservé à ce qui appartient à Dieu. i15
Ne devrait-on pas dire que la derniére nuance est décidé- .' ment dominante? On a vu que le mot sanctus a, dans la — — langue chrétienne, deux usages principaux: l'usage cérémo- | nial et l’usage religieux. Nous constatons le premier dans les : titres donnés aux vivants et aux morts. C'est la plupart du — temps, une reproduction du style officiel et banal, avec une
modalité chrétienne qui n'atteint pas la valeur essentielle du
mot. L'usage religieux, déterminé principalement par la terminologie biblique, est celui d'une chose soustraite à la condition commune, parce qu'elle est consacrée à à Dieu, parce qu'elle appartient à Dieu. Pour devenir le titre officiel des - “#4 martyrs — et plus tard des morts illustres qui sont assimilés - da
aux martyrs, — les deux usages, le cérémonial et le religieux,
se sont rejoints. Par son concept fondamental sanctus S 'ap- 1 pliquait naturellement. à une classe de personnes aussi séparée | e
\ pM E
1 Nous n'avons pas examiné is question des sigles en usage pour 4 représenter le mot sancíus. On pourra consulter à ce sujet DE Rossi, De titulis Garthaginensibus (plus haut, p. 48), p. 509 ; KRAUS, Real-Encyklopaedie der christlichen A lterthümer, EUR peru tu. m 3 L. TrAUBE, Nomina sacra (München, 1907), p. 193-204. Il est peut: v. étre superflu de rappeler que la lettre S prise pour l'initiale du mot sanctus a joué quelques tours à des épigraphistes inexpérimentés ou peu attentifs. La plus étrange méprise en ce genre est celle qui a fait d'une liste de soldats, conservée dans les souterrains de Saint- Pierre à Rome, une liste de saints. La rupture du marbre a laissé subsister devant chaque nom le S final du mot. correspondant de. la colonne disparue. Voir L. D1oNvsivS, Sacrarüm Vaticanae basili- — cae cryplarum monumenta (Romae, 1773), p. 104, tab. XL. l'erreur a été redressée par SAnTI et SETTLE, dans l'Appendiz, p. DS
a yrs. De là 2 appartient à ila catégorie Um titres B l'honr et de respect. : - -Apartir du moment où il est réservé aux martyrs, la signi- . m du Nose de fuutcutemeno ou a. Le
; nymes. ue terme techique, sanctus n'a plus d' rite sens. | :
ou € S prime nie apparentes.
Un des titres qui: S UE le plus Dr ans | l'antiquité, au nom des martyrs de la même façon que le
T mot sanclus, c 'est "le. substantif m use E en Paar el "d
qui lui sera Doe, E xo Eu les dieux et les empe- reurs ont été honorés du nom de « Seigneur » ou « maítre ». Des iue DAE été pute Re à celle os nous ayons
rel ve ees is Süseriptious et dans s textes literie T ; oms suivants : Adaegina, Aesculapius, Apollo, Artemis, 1 Balmarcodes, Bona dea Agrestis, Cusuneneoecus, | caelestis, Dea syria, Diana, ‘Fidus, Hera, Hero, Hygia, » Mars Mithras, Nymphae, Osiris, Saturnus, Serapis, SH E Due Triviae *. A Alors Hue &ytoc, dans la fonction de.
La
x 3 iid
» ios ss rs re col. 2908 : Det. 2904 AM j T. ‘dans E. DE RUGGIERO, Dizionario CH ter di anti- ; (t A1, D. 1956- LE DUEOROEIU dans RoscHER, Lexi-
sanctus est relativement rare devant les noms de divinités, EE xboros et xvoia sont plus fréquents que leurs équivalents latins. Mais on a fait remar quer que c'est surtout en Thrace, en Asie Mineure, en Syrie, en Égypte qu'on en constate l'usa- ge. Voici les principales déesses à qui le titre de “voila est. donné : Artemis, Atargatis, Athena, Echo, Hécate, Hera, Isis, Nemesis, Nymphae, Sophrosyne, Sruptichis. Les dieux appelés xdp1oç : Ammon, Anubis, Apollon, Asclepios, Balmarcod, Besa, Cronos, Damnameneus, Dionysos, les Dioscures, Hades, S Helios, Hermes, Heros, Horegebthis, Labaphnesker, Mandulis, #4 Marnas, Osiris, Pan, Pluton, Sabazios, Serapis, Soknopaios, - ES Zeus 1. De cette énumération il ne ressort clairement aucune — — . . lei de répartition du titre de «seigneur» entre les divinités — xo REM de l'Olympe. Les cultes orientaux y sont beaucoup pluslar- .—--
D. gement représentés que les dieux d'origine gréco-latine, et iA SER presque toutes les inscriptions proviennent des provinces de 3 SR l'empire. Il nous suffit d'avoir constaté qu'une nuance de — Pun respect religieux s'était attachée au mot dominus avant qu'il — FE ne devint un terme consacré dans le vocabulaire chrétien. . E. [ Tout le monde connaît la phrase de Tertullien : Augustus, Er À imperii formator, ne dominum quidem dici se volebat. Et hoc 72
enim dei est cognomen ?. Est-ce par une sorte de scrupule reli-
gieux, comme Tertullien semble l’insinuer, - qu'Auguste - aurait repoussé l'appellation de « maítre»? Cela n'est guére
probable, et c'est sans doute la politique qui lui inspira, comme à Tibére, l'horreur de ce titre, qui fut ensuite accepté par des — . /—— .. - ^ princes moins avisés, et peu à peu passa en usage *. Nous le S trouvons sur une inscription d'Adrien: DIE FELICISSIMO — s NATALI DOMINI N(OSTRI) TRAIANI HADRIANI s Antonin le Pieux
! js y g^ Patito m L E Mx Tapa
ad RET re LM A
Ajoutez aux lextes cités par ces érudits : Mepxovotoc Aœuivos CIL. III, 14162 ?; Meoxovolo 4copuívo, DUussAUD ET MACLER, Vogage ATTI pO au Safá, p. 211. ,
1 DREXLER, t. c., p. 1759- 63. DFA
3 Apologet. 34, 1. Voir sur ce passage le commentaire de 3: D. UR WALTZING, Tertullien, Apologétique, IY, Commentaire (Bibliothè- | que de la Faculté de philosophie. et letires de l'université de Liège, fasc. XXIV), p. 143-44.
? Luczx, t. c., p. 1952-55 ; PoLLAGK dans PAULY-WISSOWA, Regt- I eneyclopädie, t. V, p. 1305- 1311.
4 CIL. YII, 6998, Nacolia.
Ls.
DE QUELQUES TERMED APPARENTÉS co "OT
4 Le nc aussi DOMINVS NOSTRIS IMP, ANTONINVS AVGVSTVS !,
Lorsque l'usage se répand, dominus est fréquemment associé
d'autres attributs, parmi lesquels sanctissimus, appliqué à Commode lui-méme : DOMINVS N(OSTER) SANCTISSIMVS IM- PERATOR ?; à Septime Sévére: IVDICIO DOM(INI) N(OSTRI) SANCTISSIMI ET FORTISSIMI IMP(ERATORIS) *; à Gordien III: DOMINVS NOSTER SANCTISSIMVS IMPERATOR ^.
. Voici enfin une série de textes, dont aucun n'est antérieur, semble-t-il, à la fin du IVe siècle, où domnus est l'équivalent
de sanctus.
REFRIGERI TIBI DOMNVS IPOLITVS 5 BASILEVS... FECERV(NT)... AD DOM[NVM]...
. ANTE NATALE DOMNI ASTERI DEPOSITVS IN PACE ? PASCASIVS... DEPOSITVS IN PACE NAT(ALE) DOMN(AE)S FELI- CITATIS ?
ARCOSOLIVM IN CALLISTI AD DOMNVM GAIVM ?
. DEPOSITA IN BASILICA DOMNI FELICIS 1? IN BASILICA MAIORE AD DOMNV LAVRENTIVM 1 LOCVM ANTE DOMNA EMERITA [an. 426] '?
SANCTIS re PAPRO ET MAVROLEONI DOMNIS VOTVM REDDIDERVNT... !
MEMORIAM AD DOMNVM SYNEROTEM !*
CEIZENOIS-2 1207 ? CIL. VIII, 10570.