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Les inscriptions antiques où beatus remplit exactement la - fonction de sanctus au ital Y us de son évolution, sont
EE assez rares: -
MEMORIA BEATI IVLIANI!
/.. ET TE CVSTYVDE BEATI IVLIANI *-
- Mais le temps est venu oi les deux termes sont rigoureuse-
ment équivalents, et figurent dans le méme texte appliqués
au méme personnage. Grégoire de Tours commence ses livres
des Miracles de S. Martin : Miracula quae Dominus Deus noster per beatum Martinum... operari dignatus est. À la page sui- : vante: multi enim sunt qui virtutes sancti. Martini... . con-
scripserunt *. Dans la suite il emploie à volonté l'un ou l'autre
— mot, et les alterne avec domnus. Aucune nuance ne les. dis-
tingue plus, et l'on n'est pas étonné de rencontrer, dans la
- méme inscription SANCTI PRIMI MARTYRIS CORPVS et c CORPVS BEATI PRIMI MARTYRIS 4.
s Te grec paxápioc. n'a pas suivi exactement les étapes de. à beatus 5. À propos de ce terme, on a rappelé cette note no -: ressante du scoliaste au Plutus d' Aristophane : :TÓ uáx ag éni Tor áyíov léyetou Hoyos '*0 uaxágpiog émi Góvvov xai -
ànoÜavóvrov * uaxapirnc 0à ni vÀv ànoÜ avávcov póvov.
Aucun. exemple de HaxapiTns appliqué à un saint n’a été ren- ' eontré. Dans le sens de « défunt», il est classique. Le plus . ancien exemple de l'emploi du mot dans la littérature chré- — tienne est le texte de l'encyclique du synode d'Antioche (vers -..968): Asovdoror và» énl tic "AleËardoelas xal OupALavàv àv . dno vis Kannaôoxlas vo)c uaxagiras *.' Le plus souvent il ise dit de ceux dont la m ort ne remonte pas trés haut. La régle B 2 n vest pourtant p tout à . fait générale. S. Athanase nomme
1 ne fn quen, ATOS 2 CIL. V, 15415.
8 M.G., Script. rer. merov., AERA pp. 585, 586.
* U. MONNERET DE VILLARD, - Iscrizioni Biretumme della provincia
di Como, p. 144.
5 Nous nous servons ici de Yimportant atticle de M. C. H. Tur-,
"NER, Maxdoioc as a technical term, dans Journal of Theological Stu-
3 dies, t. X XIII (1922), p. 31-35.
ES . * Eusèse, Hist. eccl., VII, 30, 3.
DÉ QUELQUES : TERMES APPARENTÉS s 69.
parmi ses prédécesseurs non seulement Si Pie ó uaxaptrnc. E énloxonoc ITérooç ', maïs encore 5. Denys: TÓv arabes . Auovdotov vóv éníoxonov?, - 7
Maxdgios se rencontre Tp. plus fréquemment, et de remarque du scoliaste est juste: il se dit des vivants et des. morts. Sous l'épiscopat de Soter, Denys de Corinthe écrit. à l'Église de Rome: 6 uaxdäpios uv émíoxomoc Zotho 5. Alexandre de Jérusalem envoie une lettre à à l'Église d AO : che óià KAcusvrog vo8 uaxagíov moeoBuréoov, ávÜpoc évapérov : xai Óox(uov Ôv lore xai pete xal énvyvóoto0s *. Hippolyte |.
appelle le pape Victor vov QUE Oiíxvoga 5, et de S. Iré- Ei E née il parle comme du jQaxagíov mopeafvrépov Eipvaíov *. MEM
Dans tous les cas il s'agit. de dignitaires’ ecclésiastiques : ou de membres, du clergé. On a fait remarquer que le | "d titre de uaxagiótnc, « votre béatitude», donné aux évêques | implique l'usage de waxdguoc pour les vivants?. Plus tard, le — superlatif naxagióvavoc, comme le latin beatissimus, deviendra - : la régle lorsqu' on s'adressera à des prélats. Ainsi la Definitio. + fidei du concile de Chalcédoine mentionne la lettre vo6 June j Quo TÓTOU xal A YyLOTÓTOU d y LETILOX ÓTCO U Aéovtoc. À yu Ar - Le texte de l'Écriture. qui proclame bienheureux ceux qui. meurent dans le Seigneur: uaxdágiot. oi vexpgoí(*, a sans. doute | contribué à bannir de l'usage le terme à moitié paien de ua- x: xapírrc, et à le remplacer par uaxáetoc. S. Basile réserve ce dernier exclusivement aux morts?. Dans les épitaphes la formule uaxapíac uriuns est l'équivalent de beatae memoriae | ou beatae recordationis 10 et les défunts sont Souvent appelés | pax door :
év( dde xe irat ó EL. Kalovuos AiA(otoc... 1
Vita Antoniüi, 47. ^: dr Cy De sententia Dionysii, 1,4. : 34 EUsEBE, Hisl. eccl., IV, 23, 10,
EUSÈBE, Hisl. éco NL unb ue aU EBERT - Elenchos, X, 11, 10, WENDLAND, p. 247. ; GM ur. Elenchos, VI, 55, 2, WENDLAND, p. 189. AUS MMC TURNEA, t. c., p. 32-383... NA PEDE
A poc. 14, 13. i ? TURNER, t. C. ; p. 38; 10 KAIBEL, p graecae Siciliae et Italice, 111, 130, 189,
(nu ^H. VINGENT, Gone Revue biblique, 1903, p. 275, Bersabée.
RO Eu DR O^ a œ t E.
ETS Meta ó ui pd: Bed NO Teouavoÿ... 1
| évendn (D Haxagla Diladelpla ?
. àvendn Ô maxdgios OST Eÿloylov xal àvenän ó gridelor ‘Has 6 vióc a)vob...
- Elofon paxapeía bos Oeios EOnxer *
Ofeunos Neoroguarÿ paxapia yAvxvrdtn cvvfío 5
Le sens de maxdo1os dans toutes ces inscriptions — -jl serait
. aisé d'en augmenter le nombre — est simplement celui de — «feu un tel », C'est à ce groupe qu'il faut rattacher l'épitaphe - SABINAE BEATAE trouvée dans le cimetière de Priscille et sent
la forme n'a point de peussnt à Rome *. :
Dans les textes traites plus anciens que nous avons ci-
tés; ils agit presque toujours d'évéques, et il y a lieu de se demander si vraiment waxdowos rappelle simplement leur — bienheureuse mort et non pas plutót le titre d'honneur dont ils jouissaient de leur vivant. C’est ainsi que Denys d'Alexan- - drie parle -en ces termes de son DEGOSCOBseur immédiat :
noù Tic épis yeuooovíac. otua 8 xai Ts vo9 uaxapiov 'Hoa- :
#A& xaraoctácsoc". Sérapion d'Antioche fait mention des ou-
nee d Apollinaire : KAavôtov "Anovagiov Toù pere
yevouévov y "IeganóAet Tic "Acíac énioxónov yoduuara *, et l’évéque Julien de Debeltos appelle SEE Sotas : Zoräs ó
paxáotoc ó y "AygiáAo ?. H
On peut citer des exemples fort anciens oü ide mot Laxdo1oc | - remplit les fonctions. de sanctus en connexion avec d'autres
titres, ou méme isolément. Clément de Rome rappelle aux
— Corinthiens l'épitre vo6 uaxapíov IIaóAov vo€ ázocvóAov *, etil
est remarquable que dans l encyclique de l'église de Smyrne sur la mort de. Polstorpe le mot revienne avec insistance :
zd
V3 M. AëEL, duus Revue biblique, 1904, p. 266, Bersabée.
2 Ipid.,, p. 267. =,
8 Ibid., p. 268. :
4 DE Rossi, Bullettino, 1886, p: 105, Rome.
5 De Rossi, ibid., p. 153. ;
Ee 6 Dg Rossi, ibid., p. 84. — . -
E. EvusEBE, Hist. 'eccl.,. VII, 9, 1. (8 EusEBE, Hist. eccl., V, "19; P Us Ip., Ibid. Spese meo do 14 Cor., 41.
' heureuse mort.
27 LE VOCABULAIRE DE LA SAINTETÉ | cá
TÓ xarà To)c hapvveriaavvac xal voó Vidxa olov Hokwxdgnov C và xarà Tor uaxápguov IloAóxagzov, Óc ... paovupijaas -— - papto--
pet ó uaxágioc IToAóxapzoc : — £paovóoroev ó naxáptoc IIoAG- -
xaozoc *. De méme la lettre des Églises de Lyon et de Vienne dé-- HE signe les IDRIRyTS comme oí uaxáptot páovooec 2, te Blandine-
est RAR" j uaxaola BAavóiva, S. Pothin 6 uasdotos Îobetvóc ?
Nous citerons encore les textes, plus récents, des Corée
tutions Apostoliques: ep ó& Tv uaptéowr Aéyouev ‘out,
ônwc néon viij Dow mao" óuiv, doneo xal map uiv vet(umv- — vau. ó uaxáoioc '"léxcofloc ó émíoxomoc xal ó dywoc fuv cov- . Ótáxovoc Xrépavoc*. La distinction entre uaxdpros et &yioc
serait-elle motivée par le titre épiscopal de S. Jaeques? TD Adm
est vrai gue plus loin S. Étienne est appelé ZTépavos ó ua--
xapuraroc ^ ou Zvégavoc ó uaxágioc uápcvc *.
On voit que uaxdouos a précédé dyioc comme épithéte con- -
sacrée des martyrs. Si l'on peut discuter sur sa portée par rapport au culte, il est certain qu'il fait allusion à eur bien-
Parmi les termes apparentés à dyvoc on peut encore citer ócioc. Le superlatif ócuóvavoc est un des titres qui sont Îres quemment donnés aux évêques ' et óotóvzc s'emploie comme de nos jours « sa Grandeur », «sa Sainteté », «sa Béatitude » 5.
Dans les ont antiques, 6o0ç ne se rencontre pas faisant (X
fonction de &yvoc devant le nom d'un saint. Ce n'est qu'au cours du moyen áge qu'aprés avoir été employé pour désigner les moines en réputation de sainteté, il devient un terme offi-
ciel pour désigner une catégorie de saints, correspondant AE -ceux ‘que l'Église latine appelle OURS non Dono. ou. :
Martyrium Polycarpi, 16 19, 21, 22, TURNER, t c., p. 34. EusEBE, Hist. eccl., V, 1, 4, 27, 47.
Ibid.;: V, 1,19, 55 4.17 29, —
Constit. apost., V, 8, FUNK, p. 263.
Constit. apost., VI, 30, 10; FUNK, p. 385.
Constit. apost., VIII, 46, FUNK, p. 562.
Pierre de Sébaste écrit à son frére Grégoire de Nysse : CEvtv-.
yv voic" yoáuuaot Ts Oo10TTOS cov. S. Gregorii MNgssenE epist. XXX, PASQUALT, p. 86, d
CIG. 8625, 8649, 8638 : mavoewóravoc, etc. ^ RSR
Sue vierges non martyres. Dans les Ménées l'appellation est
sa) courante dans cette acception.
Nous ne nous arréterons pas non plus au mot venerabilis, qui n'a pas davantage été l'épithéte habituelle des saints
- dans les premiers siècles. L'inscription SANCTO MARTYRI BENE-
RABILI, dans le cimetière de Commodille est isolée ! ; on ne sait d'ailleurs pas à quel martyr elle se rapporte. Celle qui, au témoignage d'Adon, figurait sur le tombeau de S. Alexandre
de Baccano au XXIe mille de la Via Cassia HIC REQVIESCIT
SANCTVS ET VENERABILIS MARTYR ALEXANDER EPISCOPVS CVIVS DEPOSITIO GELEBRATVR XI KAL. OCTOBRES ? n'est évidemment pas primitive, le style le dit assez. On cite encore. l'inscription de l’évêque Spes de Spolète : DEPOSITIO SANCTAE MEMORIAE VENERABILIS SPEIS AEPISCOPI?. Mais ce prélat n'est pas honoré comme saint. Il serait donc imprudent de. tirer des conclusions de la présence de ce mot dans un texte antique. À l'époque moderne venerabilis est devenu le titre
: officiel des serviteurs de Dieu dont la cause de peatitieation est
introduite en Cour de Rome.
Le Divus, ER aux saints, est une réminiscence classique
.. qui ne date que de la Penaissance. Bellarmin ne l'approuvait pas
parce qu'il ne se rencontre pas dans les écrits des Péres et que les p3iens le réservaient à leurs dieux 4 D'autres étaient
- d'avis qu'on pouvait l'employer tout aussi bien que le mot. lemplum, dont les vieux écrivains chrétiens n'usaient pas non plus comme synonyme d'église, et que nul ne se faisait scru--
ne d' adopter. 5,
ea Nuovo Bulietiino, 1905, p. 24.
— «3 Act. SS., Sept. t. VI, p. 228. Cf. DE Rossi, Bullettino, 1875, p.151. 8 DE Rossi, Bullettino, 1871, p. 115.
* Dans son Operum recognitio : « Ego numquam probavi vocem
Divus vel Diva cum de sanctis agitur, tum quod eam vocem apud
veteres... patres non inveniam, tum quod apud ethnicos Divi no-
x men diis tantum tribui solet. » L'apothéose des empereurs leur fit
" donner le titre de divus, qui devint peu à peu un titre banal et que
les chrétiens ne craignirent pas d'employer pour désigner l'empe-
reur défunt. Cf. DE Rosst, Inscriptiones christ. Urbis Romae, itd
p. 339; E. Beuruier, Le culte impérial (Paris, 1891), p. ' 886-90, EF. Scaccrus, De quim et perunt sérvorum Dei, p. 50,
M icut et : - : D