‹ Sandro BotticelliChapitre 4 sur 14 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

latérale du grand musée formé par l'édition de Goupil, purent donner aux fidèles de la j peinture florentine de très douces illusions. Je citerai quelques-uns seulement de ces exilés dont le sort est bien digne d'intérêt : les quatre allégories (si tristement abîmées) du petit oratoire de Saint-Anzano, près de Fiesole, les quatre Triomphes de la Chasteté, de Y Amour, de la Religion et du Temps ; Y Abondance ou Y Automne du musée Condé, à Chantilly, dont la chevelure s'agite et se tord « comme des flammes », et que compromet la laideur des deux petits génies, ivres, chancelant à ses côtés; la Vénus du Louvre, entourée de petits Amours, une Vénus un peu grisâtre; les deux Tobie de l'Académie des Beaux- Arts, à Florence, Tobie et l'Archange Raphaël, qu'il faut restituer à Botticini et à l'école du Verrochio, Tobie et les deux Archanges, qui appartiennent vraisemblablement à ce dernier peintre. C'est à cette

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