‹ Sang, organes hématopoïétïques, rate, osChapitre 16 sur 123 · NUMÉRATION DES ILEMENTS FIGURÉS DU SANG · texte numérisé non relu

NUMÉRATION DES ILEMENTS FIGURÉS DU SANG

culture, on trouve constamment, et dès le début, l'agent pathogène dans la typhoïde, les paratyphoïdes, la fièvre puerpérale, la morve, V infection purulente, la septicémie gangreneuse ; très souvent dans la méningite cérébro-spinale, la peste, la mélitococcie, la pneumonie, la tuberculose aiguë, les formes graves de la diphtérie.

Pour le charbon, chez l'homme, la bactéridie ne se répand dans le sang que dans les cas mortels et peu de temps avant la mort. Chez le cobaye on la trouve plus aisément et en plus grande abondance.

Parmi les parasites du sang, il est fait ailleurs de l' hématozoaire de Laveran une étude approfondie (v. Paludisme). Signalons aussi la présence possible de parasites végétaux (champignon du muguet, de la sporotrichose), de constatation d'ailleurs exceptionnelle. Plus fréquente est la découverte de protozoaires flagellés (leishmania, agent du kala-azar, spirochète de la fièvre récurrente, trypanosomes), d'embryons de filaires. Le tréponème de la syphilis, des larves cïanguillule ont été également trouvés.

Quant aux poussières sanguines ou hémoconies, ce sont de petites granulations, arrondies, ayant environ un pi de diamètre, et visibles soit à l'examen microscopique du sang, sans coloration, soit à l'ultramicroscope. Leur nombre augmentant après l'absorption de graisse, on a pensé qu'il s'agissait de corpuscules graisseux. En réalité, il semble qu'elles peuvent être de nature variable (granulations graisseuses, granulations albumineuses, débris de leucocytes, débris d'hématies, etc.).

Numération des éléments figurés du sang.

Par E. Agasse-Lafont et Hazard.

Avant d'entreprendre l'étude des globules rouges et des globules blancs, il convient que nous indiquions quels sont les appareils et les techniques utilisés pour leur numération. Ces notions sont applicables également aux plaquettes ou hématoblastes ; mais la technique est plus délicate et plus rarement pratiquée.

Le principe des hématimètres. — Les appareils sont désignés sous le nom iï hématimètres ou compte- g lobules. Quel qu'en soit le type, le principe est toujours le même, et basé sur les données suivantes.

Le but poursuivi est de savoir combien il y a d'éléments figurés,

b SANG

c'est-à-dire d'une part de globules rouges et d'autre part de globules blancs, dans 1 millimètre cube de sang d'un sujet. On prend donc une certaine quantité de sang (généralement 1 millimètre cube, mais à volonté la moitié ou le double par exemple), avec une pipette de verre spéciale soigneusement graduée.

Mais comme la densité des éléments est trop grande dans le sang pour permettre une numération directe, on fait une dilution (au 1 /10, au 1 /100, au 1 /500, etc., suivant le cas), avec un liquide qui doit diluer, tout en conservant les éléments figurés.

Puis, on met une goutte de la dilution entre une lame, répondant au type de la cellule à rigole, et une lamelle : la couche de liquide prend une épaisseur rigoureusement mesurée. La lame elle-même présente un quadrillage dont les dimensions sont très exactement connues.

On examine la préparation ainsi faite au microscope, et l'on compte combien de globules sont enfermés dans un carré.

Connaissant ce chiffre, la dimension du carré, l'épaisseur de la couche de liquide, le degré de dilution du sang pris au malade, il est facile, par une série de multiplications successives, de connaître le nombre de globules enfermés dans 1 millimètre cube de sang.

En réalité d'ailleurs la numération est plus simple. Les calculs ont été faits une fois pour toutes, et des tables, annexées à chaque type d'appareil, permettent de trouver immédiatement le résultat, sans faire les calculs intermédiaires, quand on a déterminé le nombre des globules enfermés dans un carré.

Multiplicité des types d'hématimètres . — Un grand nombre de types d'hématimètres ont été proposés. Les plus anciens sont ceux de Malassez et d'Hayem : nous en donnerons une description détaillée.

La nécessité, plus récemment reconnue, de numérer aussi les éléments du liquide céphalo-rachidien, qui sont beaucoup plus clairsemés que ceux du sang, a suggéré une application du même principe dans ce but particulier : l'appareil primitif, réservé exclusivement à ce liquide, porte le nom de cellule de Nageolte.

Il a semblé qu'il y aurait de multiples avantages à réunir les deux types en un seul. C'est un appareil de ce genre que nous avons imaginé : nous en dirons quelques mots en dernier lieu.

Hématimètre de Malassez. — Cet appareil (fig. 1) permet de compter facilement les globules rouges et les globules blancs, après que l'on a fait subir au sang une dilution préalable en proportions définies.

Page 1