LES TROIS NONNES BLANCHES
Ayez pitié, Seigneur.
HALWART.
Adieux vallons, senteurs, herbes mouillées,
larmes de l'aube blanche aux brindilles perlées,
fraîche mousse agriffant le tronc des peupliers ;
à vous aussi forêts et sentiers salutaires,
(i vos lointains profonds, éi vos chants, vos mystères coureurs dans ï émeraude opale des halliers
adieux !.. Reçois-moi, Terre, et toi, vague élargie.
Mer inquiète et grande amène ici tes eaux,
sur le sable tassé, qui sera mon tombeau...
L'Œuvre était implacable et j'ai donné ma vie
pour aider ét Ceux-là dont je vivais les Maux...
Redis-moi mes Pensers dans tes larges sanglots,
Mer inquiète et grande... et que chacun m'oublie...
Toi seule, Élisijf... oh pense ci moi !.. Prie !.. adieux !.. Il expire.
Après un long silence, Élisiff pousse un cri que le nom de Halwavt traverse comme un sanglot, et se lève.
Les Trois Nonnes blanches hésitantes s'amènent auprès de de la Vierge qui les arrête d'un geste, montrant le sommet du Calvaire où resplendit la Croix.
ÉLISIFF.
Mes sœurs !.. Continuons le Chemin Douloureux.