POUR LA FÊTE DÉ TOUS LES SAINTS
TBOIS WOinEBé
Vous que couronne au ciel votre commune gloire.
De Dieu les terrestres enfants Viennent au même Jour chanteY votre mémoire, Et célébrer, joyeux, les gages de victoire Acquis par tant de peine â vos fic^nts triomphants.
L^ Amour, la Vérité qui, pure, se déploie.
Font désormais votre aliment Vous buvez à pleins bords au fleuve de la joie; Et la soif de votre ame, éternelle, se noie A la source sans fond d'un doux enivrement.
Au fond du santituiliref en sa sàint« attittkte
Gomme en lui^^mânie retiré^ Dieu de son propre aspect fait sa béatitude.
Déborde, se prodigue, et de sa plénitude Pénètre tous les cœurs dont iïést eûtotifé.
Au milieu, sur Pautel où lé l^ès^Haiil
Fume encore le sang divin Que pour fléchir son Père offrit PAgneau candide. Ce sang qui vint pour nous rendre la terre humide, Qui pour nous dans le ciel têt prodigtté MAs Afi.
32A J.-B, SANTBUL.
Pronis turba Senum ccrnua frontibas, Inter tôt rntili fulgura liunUiis, Regnanti Domino devoTet aurea Qiue ponit diademata.
Gentes inniiiner», coospicus stolas
Agni parpureo sanguine candidas,
Palmis laeta cohors cantibus aemnlis
Ter sanctum célébrant Deum.
Sit laus summa Patri, sommaque Filio, Sit par sancte tibi laus quoque Spiritus, Qui das pro meritis, optimus arbiter, . Te totum simul omnibus.
Il,
Vos sancti Procer-es, voft Snperûm cbori, Gœli quotquot babet Regia Principes,
Nostros nunc date vestris
Gantus jungere cantibus.
Primis anfe alios, gloria CkBUtûm, Christi Virgo parens fulget honoribus;
DiTÎnoque severum
Flectit pignore Judicem.
APPENDICE. — HYBINES. 325
Fléchissant devant Dieu sons le respect et Page,
Des vieillards au front vénéré Aux lueurs des éclairs viennent lui faire hommage De ces couronnes d*or, éblouissante image Des terrestres grandeurs quMl dispense à son gré.
Des palmes dans les mains, pompeusement parée
De tuniques dont la splendeur Est du sang de Tagneau doublement décorée, La foule des élus est à ses chants livrée.
Et du Dieu trois fois saint raconte la grandeur.
Gloire éternelle au Père; au Fils gloire semblable;
Esprit saint, même gloire à vous, A vous qui, des humains le juge irrécusable.
Pesant nos actions d'une main équitable Tout entier pour chacun vous épanchez sur tous.
Vous qui menez des saints les pieuses phalanges
Dans le séjour de TÉternel, Séraphins, grands du ciel, et vous, chœurs des archanges, Quand vos voix au Seigneur vont porter ses louanges, M filez à vos accords notre chant solennel.
La première avant tous dans la gloire céleste,
La Vierge, Mère du Sauveur, Porte de la grandeur le signe manifeste, Et do divin courroux dissipant ce qui reste, Elle trouve en son Fils un gage de faveur.
336 Jrfi. SANXEUL»
Adstaat Spiritoom mille ficie» ttiroDo»
Régi sancta ferant voU dientium.
Hic Baptf sta profundo
Lucis flumioe mer^tnr.
Quarsim i»iiiiti»¥«K9<orbifiaâ ultiraas Ghristum vox resonans hllDnuit plagas;
Praecones duocleni Sacri» yaUt>us a«aldent.
Fqfi<>^puirpttrei fianguioe Martyres»
Et puro nive» pcctore Virgines
Agno candîda fundunt
Hubris lilia cum rosia^
Qui pavêre suos Praçpositi grèges, , Pascimtnr snpero Numine pleniùs; Oui flevêre, seremis AbatergU lacryina9 Pater»
Hynmis dam rescmat curia Gœlitora, iilc stemus patriis finîbns exules;
Hic suspensa tenemus
Matis cantibos org^aa.
Par tous les saints debout près dn Trône suprême
Aux pieds de Dieu sont apportés Les vœux qae nul client n'y peut porter lui-même; Et le saint qui montra le fleuve du baptême Jouit dans œ séjour d'un fleuve de damés.
Les douze précurwun dmt les voix loessagères,
Avec un accent inspirét Portaient le nom du Christ aux rives étrangères, Sont assis maintenant, dans les divines sphères, Au cercle glorieux des prophètes sacrés.
La vierge et le martyr, kd rougi du supplice.
Elle blanche de sa candeur. Viennent à l'Agneau saint offrir en sacrifice La fleur au teint vermeil, la fleur au blanc calice; La rose pour le sang, le lis pmir la pudeur.
Le pasteur de U^upeaux qui de sa vnix de prêtre
Reput les fidèles humains, Lui-même de son Dieu va là-haut se repaître; Et quiconque a pleuré va chez le puissant Maître Voir ses pleurs essuyés par de divines mains.
Tandis que près de Dieu les saintes assemblées
De leurs chants remplissent les deux, Nos âmes ici-bas languissent exilées.
Nous pleurons la patrie, et nos mains désolées Ne savent plus tenir nos luths silendeux.
328 J.-a SANTECL»
Quando mens misero libeni carcere Se vestris socîam cœtibas inseret.
Et, caligine pulsâ^ Gœli lucem habitaMmus?
Obscurs f agient mentis imagines, Gùm stantes propiùs lominis ad jabar,.
Nos Yerom sine nube Ipso in fonte videbimus. .
Nobis sancta cohors si& bona, Hnctibus Luctantes mediis, qaos modo respicis,
Da portas, duce Ghristo,
Da contingere prospéras.
A quo cuncta fluunt maxima laus Patrî, Qui mundum reparât, maxima Filio;
Et quo pectora flagrant
Sit laus maxima Flamini.
-ci^o»
Oh ! quand pourra notre ame, échappée à ses langes, •
Fuir sa misérable prison Et rejoindre des saints les heureuses phalanges! Quand pourrons-nous, chassant de ténébreux mélanges, Des célestes splendeurs habiter la maison 1
Nous verrons s'effacer les images obscures,
De nos esprits rêves trompeurs, Quand nous verrons de près luire les clartés pares, Quand nous pourrons enfin aux sources les plus sûres Aller puiser le vrai dégagé de vapeurs.
Tandis que nous luttons, tandis.que des orages
Nous cherchons à vaincre Teffort, O saints, ô bienheureux, soutenez nos courages. Et, guidés par le Christ, poussés par vos suffrages. Puissions-nous obtenir les délices du port.
Gloire suprême au Père, au Père qui féconde
L'Univers, œa?re de ses mains; Gloire suprême au Fils, qui racbeta le monde; Et gloire à PEsprit saint, dont Pinfluence inonde D'amour et de clarté les âmes des humains.
-oQo^
330 J..& SANTBUL.