‹ SaphoChapitre 10 sur 37 · LE GRAND PRÊTRE · texte numérisé non relu

LE GRAND PRÊTRE

Les Dieux d’un œil clément ont vu nos sacrifices. DEUX HÉRAUTS.

0 poètes, chantez, car les Dieux sont propices !

LE HÉRAUT, sur les degrés du temple.

Alcée! Alcée! Alcée !

ALCÉE

0 liberté, déesse austère,

On a brisé ton fier autel; Maïs de tes pas la vieille terre Garde un souvenir immortel.

Il vient une heure où chaque fibre Se révolte aux cœurs généreux, Et crie à l’homme qu’il est libre « Et n’a pour maître que les Dieux.

Que le bras se lève Pour les maux soufferts ; À défaut de glaive, Brandissons nos fers.

L'humanité qui dégénère N’est-elle plus fille des Dieux?

Son œil baissé vers la poussière N'ose-t-il regarder les cieux ?

Ressaisis donc ton héritage, Noble race, avec ta fierté; Si tu naquis dans l'esclavage, Lègue à tes fils la liberté !

Que le bras se lève Pour les maux soufferts ; À défaut de glaive, Brandissons nos fers.

LE PEUPLE

Meure la tyrannie!

Malheur à qui s’endort Dans celte ignominie!

Plutôt la mort!

ALCÉE

Les entends-tu, Phaon, ces cris d’'heureux présage ?

PHAON

La Grèce t'a compris ! Elle nous encourage.

ü ACTE PREMEHER

LE HÉRAUT, sur les degrés de l'autel. Sapho ! Sapho! Sapho!

LE PEUPLE, s'écartant.

Silence ! écoutons !

SAPHO, s’avance et chante.

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