‹ SaphoChapitre 34 sur 37 · CHŒUR DES CONJURÉS · texte numérisé non relu

CHŒUR DES CONJURÉS

Adieu, patrie,

Terre chérie, - Toi que tes fils n’ont pu sauver !

Loin des bords chers à leur enfance, Pour le jour de la délivrance

Tes vengeurs vont se conserver.

Se tournant vers les soldats.

Mercenaires de Thrace,

Moins soldats que larrons, Tremblez !.. nous reviendrons, Et chassant qui nous chasse,

50 AW : SAPHO

Au bruit de nos clairons, Mercenaires de Thrace Nous vous retrouverons.

Adieu, patrie... etc.

Ils se dirigent vers le fond entre deux haies de soldats et disparaissent entre les rochers. — Phaon marche le dernier: Glycère le retient et lui montrant Sapho :

GLYCÈRE

Voilà Sapho qui vient dire un adieu suprême A sa victime...

‘ PHAON

A Pittacus Qu’elle demande un diadème, Pour moi je ne la connais plus.

Je la déteste et la méprise, De tout le respect et l'amour Dont mon âme s'était éprise Et qu’elle a trahis en ce jour; J'ai pitié de ce que médite Ce cœur ambitieux et faux.

Perfide, sois trois fois maudite,

Je te voue aux Dieux infernaux !

Ils rejoignent les autres conjurés, quelques soldats qui les attendaient ferment la marche.

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