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1 classe à Nancy; en mai 1854 il fut désigné pour l’armée d'Orient; il prit sa retraite à Calais où il s'installa, devint adjoint au maire et administrateur de l’hospice; il mourut dans cette ville en 1883.
Louise-Sophié-Flore Chély, devenue en 1830 Madame Sarazin, avait passé son examen d’institutrice à Boulognesur-Mer en 1824, et avait ouvert à Calais au n° 226 de la rue de la Douane (actuellement 32, rue de la Victoire) une école primaire de jeunes filles. Quelques années plus tard, cette école ayant été transformée en pensionnat, donnait l’instruction à une soixantaine d'élèves tant internes qu’externes. Elle était fréquentée par les jeunes filles de la meilleure société de Calais et des environs, ainsi que nombre de jeunes anglaises venues sur le continent pour apprendre le français. A la mort de Madame Sarazin en 1862, le pensionnat fut repris, avec l’aide de sa sœur Mademoiselle Adèle Chély, par la sousdirectrice.
C’est certainement à la fréquentation de toutes les élèves anglaises auxquelles leur mère donnait l'instruction que les frères Sarazin, élevés dans ce milieu anglo-français, durent leur connaissance approfondie de la langue anglaise.
Leur père, Auguste-François-Marie Sarazin, était contrôleur des Messageries générales à Calais, et après la mort de sa femme dans cette ville, il alla s'installer à Alger, où il mourut vers 1875.
Ses trois fils naquirent: le 8 juin 1831 l’aîné Jules-Adrien- Charles-Marie; le 10 août 1833 le second, Charles- -Auguste- Marie qui fera l’objet de notre étude, enfin le 6 avril 1835 le troisième Adolphe-Pierre-Marie. e
Son fils aîné Jules fit ses études de médecine à Paris, devint médecin militaire; sous le second Empire il prit part à la campagne de Chine, plus tard il fit partie du corps d'occupation de Rome; très bel homme, d’ailleurs comme ses deux frères, il entra comme médecin-major aux Cent-Gardes: en 1870 il vint rejoindre son frère à l’ambulance du grand quartier de la 2 armée défendant Paris. C'était aussi un