‹ SatanstoéChapitre 126 sur 194 · BEPRÉSENTÉB POUR LA PREMIÈRE FOIS, US NOVEMBRE · texte numérisé non relu

BEPRÉSENTÉB POUR LA PREMIÈRE FOIS, US NOVEMBRE

LE POÊnC DE M. DE FOHTENELLE. LA HUSlgUE DE ■. COLASSE.

(*La magnificence qui est ordinaire aux opéras , dit Devisé, semlile avoir augmentécetle année danscelui A'Enée et Lavinie, qui vient de paraître; en effet, on ne peut rien voir do plus somptueux que lfs habits et les décorations, le tout du dessin de M. Berain... La beauté de la musique se l'ait tellement sentir que l'on se récrie h haute voix dès le prologue, ce qui n'arrive ordinairement qu'aux endroits de' passion qui entraînent l'auditeur... On ne peut douter que le poème ne soit plein d'esprit, après l'applaudissement général qu'ont reçu tous les livres que l'auleuv adonnés au public. H est cependant bien malaisé de contenter tous les goûts dans les choses de cette nature, qui étant composées de différentes parties, ne plaisent qu'autaut que chaque goût particulier est satisfait. «

Au mois de décembre de cette année, lAcadémie royale de Musique lit smxéder l'opéra de Cadunus et IJermione à cel'.ù aEnée et Lavinie. Ce spectacle ne fut interrompu que sur la fin du mois de mars suivant, par quelques représentations de Coronis. Après Pâques, on reprit encore Cadmus, qui tint encore le théâtre avec succès, peadaat quelque temps

Pour donner quelque connaissance de l'état de l'Académie, nous joindrons ici les noms des chœurs et des danseurs qui parurent dans cette reprise de Cadmus.

Chœurs. -MM. Thevenard, Desvoyes, Gaudechant. Mesne, Avril, Vaillant, Deschamps, lolain. Le Roy, Iluart, Clinplet, Boulclon.

Ballet : M Mlles Subligny, Carré, Lesupur, Lafonlaine, Pesant, Polenot, Bréard; MM. Lcllang, Provost, Piquet, Magny, Balon, Deshayes, Desnoyers, Pécourt, Dumirail, Germain, Bouteville, Labbé, Poiiier, Tiflot.

Entre les divertisseraens de la cour, l'Académie royale de Musique et les coraéd'ens français, exécutèrent, le mercredi 21 février 1691, le Bourgeois gentilhomme, à Versailles.

Mlle SUBLIGNY.

Fille de'Subligny, avocat (1), entra à l'Opéra vers l'année 1680, et succéda ensuite a Mlle Lafonlaine pour les grandes entrées seule. Quoique Mlle Subligny ait passé pour une célèbre danseuse et la meilleure de son temps, on lui reprocha d'avoir presque toujours les genoux et les pieds en dedans. Mlle Suoligny, après avoir dansé dans le Triomphe de l'Amour, que l'Académie remit au mois de septembre 1705, quitta l'Opéra et se retira avec une pension. Elle était petite, les yeux beaux, la taille de même et beaucoup de sagesse et de modestie. Nous ignorons le temps de sa mort.

(1] « Subligny, auteur de la Fausse Clélie, père delà Subligny de 1 Opéra, écrivait comme sa fille dan?ait; il nous a laissé plusieurs ouvrages qui répondaient au mérite de la Fausse Clélie. Les lettres portugaises telles qu'on les lit, sont de sa façon. M. le clievalier, et depuis, le maréchal de Cbamilly, revenant de Portugal, luien donna les originaux, que Subligny traduisit, ol augmenia à sa manière. Les deux premières parties du Journal ummi-eux de M. de Villedieu, sont de lui. » M. de Preneuse, de qui nous empruntons cette note, a oublié de marquer au nombre des ouvrages de Subligny, une comédie en prose et en un acte, intitulée la folle Querelle, qui est une critique assez faible de la tragédie d'Andromaque de M. Racine.

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