‹ SatanstoéChapitre 98 sur 194 · LB SAMEDI 3 FÉVRIER · texte numérisé non relu

LB SAMEDI 3 FÉVRIER

U rotm DE ■. gimiADi.T. la kusiqcs a. iolit.

Le succès marqué de Scîlérophon ne put encan-er Lorneillc à tenter un nouvel opéra; il connaissait par experience a difficulté qu'il avait h composer des paroes pour Lully: c'est ce qui fit qu'il abandonna le champ libre i\ QiiiQault, qui continua avec l'agrément de la cour de travailler pour un théâtre où il avait déjà reçu tant (t apjilaudissemens. Le premier opéra qu'il donna alors fut donc celui i^ Proserpine. Quoique ce ne soit pas 'c P'"S "eau de ces deux auteurs, on peut néanmoins assui

rçr qu il eut beaucoup dr* réussite, et que l'arrivée de Jlmc la duuphiiie, pour qui il fut composé, et la joie de la cour, en celte occasion, contribuèrent fort au grand succès. Le duo de deux basses de lu septième scène du deuxième acte.

L'amour, comblé de g^iirc, etc.

fut admiré par «i nonveaulé et par ia difficulté de taire cluinler (lcii\ basses euseinble. On n'en avait point vu

BIELÎOTHÈOîTE CHOISIE.

d'exemple jusqu'alors, et Lully ne l'a fait que rette fois. Le prologue peut être appelé du nom de pièce entière ; en eflet tout ce qui peut constituer un ouvrage ^de théâtre, s'y trouve réuni, sujet, exposition, nœud, péripétie, et tout cela dans une allégorie, qui se soutient depuis le commencement jusqu'à la lin. — A l'égard de la tragédie,

on ne trouve pas l'intérêt principal assez vif. Les regrets d'une mère à qui on enlève une lilie bien chère, n'ont pas produit dans 1 esprit des spectateurs l'effet que l'auteur avait attendu. Enfin, quoique les airs du ballet soient très beaux, on ne les trouve point assez variés, et aujourd'hui on est accoutumé à quelque chose de plus vif.

BELLÉROPHONç

TRAGÉDIE

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