‹ Satires, contes et chansonnettesChapitre 15 sur 28 · SCENE CINQUIEME · texte numérisé non relu

SCENE CINQUIEME

GRISETTE, GRIFFONET, choiuh des matoux»

MIOLÂRD, chef des matoux.

MIOLAHD, rëciutif.

Quelle est cette jeune beauté Qui semble éviter la lumière?

Pourquoi donc, aimable étrangère, Cbercber ainsi l'obscurité?

GRiFFONBTy se montrant.

Eh 2 que l'imporle P téméraire !

■lOLAHD.

Qui parle avec tant de fierté?

OBIPFOItIT.

Celui qu'outrage ta présence, Dont tu .sentiras la vengeance Si cet objet n'est respecté.

MIOLAED. ■■

A l'excès de son insolence

Je connais celui qui m'offense;

Indigne du beau nom de cbat.

Tandis que nous veillons pendant la nuit entière, Ce lAche déserteur, inutile soldat.

Paisible au sein d'une gouttière, Miaule ses amours ou lècbe quelque plat.

OBIFFOHBT, «Tec f«a.

Si je souffrais un tel langage.

Je mériterais tes mépris.

Contre ce maiou qui m'outrage Daignez seconder mon courage.

Dieux, et je vous promets l'hommage D'une bétacombe de souris.

GUSBTTE.

Modère ton courrouE, une amante t'en prie.

GMPrOIlBT.

Laisse -moi dans son sang nous venger tous les deux. Immoler un pervers c'est honorer les Dieux !

MIOLAliD.

A moi, chers compagnons, c'est vous qu'on injurie. Venez, secondez ma furie !

( lUcombaUent. )

GRISBTTB,

Protège, Dieu puissant, Un matou qu'on opprime ; Si l'amour est un crime, Quel chat est innocent?

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