‹ Satires de Dulorens. Édition de 1646, contenant vingt-six satires, publiéeChapitre 6 sur 8 · MONSIEUR · texte numérisé non relu

MONSIEUR

i 'auriez vous point lu que pour je ine sçay quelle faute que fit un Sénateur on fouetta sa robe ? Mes Satyres battent le vice pour battre le vicieux , et leur dessein n'est d'attaquer d'autre façon qui que ce soit. Se fasse neantmoins de feste qui voudra, c'est ce que je ne puis empescher, non plus que je n'ay pu m'abstenir de les faire en un siècle qui met la vertu au dessous de l'argent, et oià, si Diogene vivoit, il ne seroit pas si fou que de

chercher un homme. Je vous les donne, MONSIEUR, et je souhaiterois qu'elles fussent aussi belles qu'elles me sont chères. Toutefois j'espère que, hors vos occupations, vous y trouverez du divertissement. Ce sont des femmes qui seront sujettes au bon et mauvais bruit : si on ne parloit point d'elles, ce seroit signe ou que l'on n'en feroit nul estât, ou que la Médecine n'auroit pas opéré. Apres tout, les livres ont leur destin comme les autres choses du monde. En voila trop : faites moy l'honneur de m'aimer et de croire que je suis,

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