‹ Satires et chantsChapitre 134 sur 148 · LA FAYETTE · texte numérisé non relu

LA FAYETTE

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Horace.

De même que, la nuit, l'astre au front argenté A travers la grande ombre et le feu des orages Flotte toujours limpide, et sans que les nuages De leurs noires vapeurs altèrent sa clarté;

De même, ô Lafayctte, honneur de la cité, Ton âme blanche, au sein du plus sombre des âges, Traversa le pouvoir, le sang et les outrages , Sans qu'une tache vînt souiller sa pureté.

Ah! d'autres chanteront l'enfant de la victoire, D'autres du César corse exalteront la gloire, Moi je célébrerai l'ami de Washington,

Et je dirai : Lui seul, dans ses grâces antiques, A nos regards ingrats fit reluire un rayon Du soleil immortel des jeunes Amériques.

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