‹ Satires inédites, pub. avec une introductionChapitre 2 sur 23 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

Après avoir parcouru ces documents, curieux à plus d'un titre, il nous a semblé que les appréciations dont Garaby a été l'objet jusqu'ici, malgré leur côté favorable, laissaient quelque chose à désirer, et appelaient un complément.

Vérité ou illusion, cette conviction a été le motif déterminant de notre travail.

Antoine Garaby naquit le 18 octobre 1617 au château de la Luzerne, dans la paroisse de Monchaton, près Coutances. Il était fils de Bernard Garaby de la Luzerne et de Françoise de Pierrepont. Les Garaby, comme les Pierrepont, occupaient une situation élevée dans le pays. Ils portaient, dans leurs armes, d'azur à trois pals d'or, au chef cousu de gueules charge' d'un lion léoporde' d'argent. L'enfance du poète fut maladive et s'écoula, sans incident notable, à Troismonts, habitation élégante, située aux environs d'Harcourt, dont le nom, interprété

note suivante, écrite par son dernier propriétaire : « J'ay acheté ce » manuscrit d'Antoine Garaby de Pierrepont la Luzerne à la vente » de la dame veuve de Caligny d'Huberville, le 25 juin 1849. J. P. P.V. » Delalande, avocat à Valognes. » Le recueil de correspondances, appartenant à M. le marquis de Caligny, est le complément du recueil de poésies. Il parait avoir été écrit, partie par un copiste, partie par Garaby lui-même, et était destiné à l'impression. Les lettres qu'il renferme sont comprises entre les années 1643 et 1677.

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