FLORE ET VÉNUS
Médis à pleine voix de ma plate jachère, Siffle son printemps sec et déjà tout roussi : Tu n'empêcheras pas que je me plaise ici; Avec ses mille horreurs, cette lande m'est chère.
Cousin y trouverait Gnide un peu rétréci.
Flore porte sabots, c'est vrai ; Vénus, vachère, Respecte fort Vulcain et n'est point à l'enchère : Pour l'œil dont je regarde, elles sont bien ainsi.
Toutes deux, en atours d'indiennes fanées.
S'en vont dès le matin suer dans le sillon ; Mais lorsque vient le soir de ces dures journées,
Ma Flore et ma Vénus, au loyal vermillon, Vous ont un air d'honneur qui passe d'un million L'incarnat, les bijoux et l'odeur des Phrynées.