A UNE ÉPLORÉE
UACHEZ VOS pleurs, madame, et votre ëpaule,
Si vous voulez — mais là, sincèrement —
Que le bon Dieu calme votre tourment;
Ne chantez plus la romance du Saule. I
C'est la coutume aux dames de la Gaule
D'avoir le cœur en plein déchirement,
Et de rogner trop sur le vêlement :
Leur deuil n'est triste, hélas I que de son rôle.
Donc, il faudrait qu'un ange vînt des cieux Pour étancher les pleurs de vos beaux yeux, £t vous brillez un peu plus qu'une étoile...
Dame, Dieu fit les anges, s'il vous platt.
Pour admirer la beauté qui se voile Et consoler la douleur qui se tait.