‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 27 sur 135 · page · texte numérisé non relu

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On ne saurait trop répéter, à ce sujet, la réponse d'Agésilas à une personne qui lui demandait ce que doivent apprendre les enfants : « Ce qui leur sera aussi utile quand ils deviendront hommes. » (Plutarqce, sentence 67e, Agésilas.) Un ingénieur en chef d'un département me disait à ce propos : « Que de choses j'ai étudiées péniblement à l'école polytechnique, dont je n'ai jamais eu, dont je n'aurai jamais à faire l'application! »

Pour les deux vers précédents, voici une petite anecdote que je me rappelle avoir entendu rac nter à M. Arago aux cours de l'Observatoire : « Dans un examen public, le professeur qui devait interroger sur la géographie s'étant absenté, M. de Laromiguière, si je ne me trompe, prit le programme et posa au candidat la question qui le concernait. Cette question sur la géographie mathématique était assez obscure d'après le texte du programme. Le candidat garda le silence. Alors M. de Laromiguière se tourne vers ses collègues et leur demande, en souriant, s'ils peuvent répondre à cette question; ils avouent, en rougissant, que non. — Ni moi non plus; mettons un bien pour la géographie au candidat. » Voilà qui est plus spirituel que la plupart de ces mots heureux et polis des examinateurs, qui embarrassent tant les pauvres candidats au baccalauréat.

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