‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 29 sur 135 · PAGE · texte numérisé non relu

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Rollin, dans le Traité des études, au chapitre de la langue française, montre que les Romains apportaient tant de soin dans l'étude de leur langue, qu'ils veillaient sur la manière dont la parlaient les nourrices et les domestiques attachés à leurs enfants. Rollin déplore l'espèce d'abandon auquel nous condamnons notre langue. Peu de personnes la savent par principes, même parmi les plus habiles. « Un défaut si ordinaire vient sans doute de l'instruction. Pour le prévenir, il est nécessaire d'employer tous les jour", pendant le cours des classes, un certain temps à l'étude de notre langue. Quatre choses peuvent, ce me semble, contribuer principalement au progrès qu'on doit en attendre : la connaissance des règles, la lecture des livres français, la traduction, la composition En apprenant aux jeunes gens les principes et les beautés de leur langue, on commencera aussi à leur former le goût et le discernement Dans la lecture que l'on fera des livres français, on ne se

contentera pas d'examiner les règles du langage on aura soin de remarquer la propriété, la justesse, la force, la délicatesse des expressions et des tours, etc. »

« Voulez-vous apprendre le français? disait l'abbé d'Olivet, lisez Cicéron. » L'université suit ce conseil trop à la lettre. On a actuellement supprimé aux examens du baccalauréat la composition français ses différentes formes; c'était pourtant ce qui pouvait démontrer le mieux l'intelligence d'un jeune homme. On n'exige plus, en fait de composition, qu'un froid et raide discours latin qui ne prouve, dans celui qui réussit, que le triste talent de savoir mettre en ligne de bataille tout

l'attirail de guerre du Concione* les quousque tandem, les jam jam,

denique tandem, les verum enim vero, et surtout les proh DU immortales !

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