‹ Satyre Menippée de la vertu du catholicon d'Espagne et de la tenue des Estats de Paris; augm. de notes tirées des éditions de Du Puy de Le Duchat, et d'un commentaire historique, littéraire, et philologiqueChapitre 20 sur 61 · EN SA FAVEUR · texte numérisé non relu

EN SA FAVEUR

Les Destins vous avoyent promis L*honneur d un riche diadème, Mab vous faictes mentir Tbemis Pour vous fier trop à vous mesme.

Les oracles ont double sens, Chascun ne les peut pas comprendre ; Et pourquoy à vos partisans Ne les avez vous faict entendre?

Vous pensiez tout seul estre fin Et tout seul faire vos affaires, Mais je trouve que vos confrères Ont mieux entendu le Destin.

Bien que vous ayez le chef gros Et plein de beaucoup de caboche, Vous n'avez sceu prendre à propo Un heur qui vous estoit si proche.

C'estoit du règne Mcmphien Que parloit la ssiincte prophète, Sachant combien l'Egyptien Feroit cas de si grosse beste.

Et non du royaume gaullois Que vous pensez tenir en bride.

Mais il ne reçoit pour ses roys Que ceux de la race d'Alcide.

Monsieur, changez vos vain projets.

Vous n aurez poinct de droict en France.

Nous voudriez vous rendre subjects Contre la fatale ordonnance?

Courez ou le sort vous conduit.

Le peuple du Nil vous souhaitte ; Mais helas qu'il sera séduit S'il juge le bœuf par la teste !

SONNET

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