ACTE III
Je crois entendre encor cette harpe sacrée, Accompagnant les sons de sa voix inspirée ; Plus doux que les soupirs des palmiers du Thabor, Ces chants autour de moi retentissent encor. Le calme par degrés succède à ma tristesse ; Ah ! qu'il revienne encor ranimer ma vieillesse ! Avec lui mon repos, hélas ! s'est envolé, Ma fille, qu'il revienne et je suis consolé !
On entend des sons plus brillants, des cris de joie.
Qu'entends-je ?
MICOL, avec effroi.
O ciel !
Mes sens ne me trompent-ils pas ?
LE CHCEUR, en se rapprochant, laisse deviner ces mots :
David est notre chef et roi dans les combats !
O perfidie ! ô crime ! ô monstres exécrables ! Ai-je bien entendu ces voix, ces cris coupables ?
LE CHŒUR, plus près encore.
David nous a sauvés des ombres du trépas, David est notre chef et roi dans les combats !
David a combattu, David a la victoire ! Je n'en puis plus douter ; volons, vengeons ma gloire ! Il se précipite hors de la scène avec Micol.
1129. Après ce vers, on attendrait deux vers à rimes féminines qui manquent. Ils sont ajoutés dans l'édition Lévy : Micol. A David comme à moi cette parole est chère. Votre consolateur vous reviendra, mon père. L.