‹ SaülChapitre 92 sur 110 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

MICOL, PRÊTRES, LÉVITES, FEMMES, arrivant sur la scène avec des signes d'effroi.

MICOL, aux prêtres et aux femmes qui la suivent.

Ah ! suivez-moi ! rentrons dans cette auguste enceinte, Et périssons du moins aux pieds de l'Arche Sainte !

Elle jette les yeux sur les débris du camp.

Mais que vois-je ? O douleur ! jusqu'à ce lieu sacre- Le Philistin vainqueur a déjà pénétré.

Et, repoussé trop tard par notre vain courage, 11 a rempli le camp des traces du carnage !

UN PRÊTRE

Nuit suprême ! aux fureurs d'un ennemi cruel Verras-tu donc livrer les restes d'Israël !

15 12. Cet acte est de l'invention de Lamartine et ne correspond plus au texte d'Alfieri. Au moment de le commencerj il écrivait à Virieu que cet acte « ne ressemblerait qu'à du Shakespeare » (Corr., I, cxxxi). Du Shakespeare d'après Ducis, bien entendu.

UNE ISRAÉLITE

1520 Ah ! Fuyons...

UNE AUTRE

Mais où fuir ?

MICOL

La mort nous environnai Sous les pas des guerriers la terre au loin résonne ; ' Le bruit approche, oh ciel ! il redouble : écoutez !

UNE ISRAÉLITE

C'est le pas des coursiers dans la plaine emportés. '

MICOL, s'approchant de la forêt pour écouter.

Ce sont des cris plaintifs, des voix, des sons funèbre: 1525 Roulant comme la foudre au milieu des ténèbres, - Le sifflement des traitS;, ■ — la fuite des coursiers, — Le roulement des chars, — le choc des boucliers, — De tous ces bruits confus s'élève un bruit immense. Écoutons... Mais tout meurt dans un vaste silence.

UNE ISRAÉLITE

i)3o C'est que l'un des deux camps à l'autre aura cédé !

MICOL

Doute affreux !

UN PRÊTRE

Dieu vengeur, qu'as-tu donc décidé

MICOL, écoutant de nouveau.

Qiiel tumulte nouveau, quelle tempête horrible Se réveille et m'annonce un combat plus terrible ?

i)20. Fuyons toutes... une autrf. Où fuir? L. — 1530. Ah! l'u des deux partis 42 et S.

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