‹ Sauve mon Dieu vaudeville en un acteChapitre 2 sur 30 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BAGÜENAUDIN, GÉüEO.N *.

CÉDÉON, entrant brusquement, -- léger r.éieycment.

Mousirur Baguenaudin, il y a trois quarts d’Iieiire, montre en main.

BAQUENAODIH, laissant tomber les haltères près de Gédéon qui se gare.

En effet mes reins marquent à peu près celte heure-là.

(il se frotte le dos.]

GÉDÉON, donnant le paletot è Baguenaudin.

Monsieur a des douleurs?

BAGUENAUDIN. ,

Je n’en ai pas, mais je m’en donne.

GÉDÉON, rangeant les haltères h ganche.

Je comprendrais ça pour des titres de noblesses, mais pour des lombagos... (ll descend près de Baguenaudin.)

* Gddéo».

SAüVK, MON DI El;

BACDENADDIN, nieltaDl son paletot

Assez d’obscrva lions et réponds-moi ; Tn n’as rien entendu dire de nouveau dans le quartier.

GBDfiON. ^

Rien du tout.

BACUBNAUniN.

Pas le plus léger sinistre?

GBDéON.

Heureusement.

BAGUENAUDIN.

Pas l’ombre d’un accident?

GÉDléON

Dieu merci ! non !

BAHUENAUOIN.

Et la manutention notre voisine?... on n’y a pas signalé seulement un feu de cheminée? •

GÉDÉON

Au contraire.

BAGDENAtlDllt, passant à droite.

Fiez-vous donc aux antécédents d’un monument public... je serai obligé de déménager.

céo^oN.

Pourquoi donc cela ?

6A6UENAUD1N, allant A la cheminée se regarder dans la glace ponr réparer le désordre de sa toilette

Ah 1 Si tu le savais !...

GéOBON.

C’est pour le savoir, car enfin, monsieur mène une si drôle d’existence !... il rentre toutes les nuits à des heures qui ne sont plus sur le cadran, tous les matins à jeun il se livre à d’incroyables gymnastiques... ^

BAGUENADDIN

Et cela t’étonne?

GéOÉON.

Je l’avoue sans honte. D’autant plus que monsieur est sur le point de se marier et que d’ordinaire c’est à ce moment-là qu’on se range.

BAGUERAUDIN

Gédéon, tu ne connaîtras jamais le cœur huraafn, oui, je dois me marier, mais avec qui ?

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