‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 122 sur 223 · DISPOSITIONS DES PRINCES D'ITALIE · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS DES PRINCES D'ITALIE

Il craint d'aulaat plus la guerre, qu'il ne l'a jamais vue, et que son inclination l'a toujours porlt^ au repos. Ses peuples sont épuisés par la cessation du commerce dans toutes les villes de son Etal hors Livourne, par les sommes considérables qui en sortoient pour envoyer à l'empereur pendant la dernière guerre et qui en sortent encore lous les jours.

Le duc de Mantoue ' plongé dans les plaisirs, et chargé de dettes, n'auroitpas, en un besoin, de quoi payer une garnison dans sa ville capitale.

Le duc de Modène' paroit Ms attaché à la cour de Vienne, fh'ince sans élévation, au lieu de rétablir son pays qui a beaucoup souffert pendant la dernière guerre, il a fait des dépenses au-dessus de ses forces, pour le mariage de la Reine des Romains, pour le baptême du prince son fils, et il se dispose encore à en faire de nouvelles pour le baptême de la Princesse sa fîlle. Le tout par rapport h la cour de Vienne, qui prend plaisir à voir ces princes dissiper et perdre les moyens de lui résister lorsqu'elle les attaquera un jour.

Le duc de Parme', s'il étoit plus puissant, auroit des sentiments plus conformes à ses intérêts, et auroit de la disposition à imiter la fermeté de son père.

S'il arrivoit des mouvements en Italie, les Génois suîvroient le sort des Etats d'Espagne, où ils ont presque tous leurs biens. Ils se contenteroient de se défendre dans leurs montagnes comme ils ont fait pcndani la dernière guerre.

Le duc de Lorraine* tient présentement un ministre à Mantoue : c'est pour y ménager en sa faveur la succession des Etats de ce Prince. Le duc de Savoie, outre ce qu'il possède dans le Montferrat, a encore des vues sur le reste de ce duché. Il n'oublia rien pour les faire valoir, et le duc de Nevera' n'y

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