ÉVÊQUE DE BÉZIERS EN MISSION TEMPORAIRE
Des questions d'étiquette avaient été soulevées dans les cours de ritalie septentrionale, par suite de la prétention du gouverneur du Milanais, de recevoir un traitement supérieur à celui des Envoyés des couronnes.
Pendant plusieurs années, différents agents de Louis XIV se virent, en diverses circonstances, dans la nécessité d'éviter de se rencontrer avec les ducs de Savoie, de Parme, de Modène et de Mantoue, plutôt que de consentir à subir ce que le Roi considérait comme une humiliation.
Pierre de Bonzi ', évoque de Béziers, se rendant à Venise en 1662 en qualité d'ambassadeur, eut ordre de faire une tentative pour obtenir de la cour de Turin les honneurs réclamés par les Envoyés du Roi. « C'était un petit homme trapu, qui avait eu très beau visage, à qui « l'âge en avait laissé de grands restes, avec les plus beaux yeux < ooirs, les plus parlants, les plus perçants, les plus lumineux, et le
1. Pierre de Bonzi, né le 15 avril 1631, à Florence, commença par représenter le gwod-duc de Toscane aux conférences de Saint-Jean-de-Luz, et fut, dès sa jeu- *«»«, destiné aux Affaires Etrangères par le cardinal Mazarin. Eyéque de Béziers « 1659, U traita le mariage de M'** d'Oriéans avec le prince de Toscane, et conduisit cette princesse à Florence, en qualité d'ambassadeur extraordinaire. Il occupa «suite successivement les postes d'ambassadeur à Venise en 1662, puis en Pologne ^ en Espagne. Archevêque de Toulouse et ensuite de Narbonne, grand aumônier ^ la reine, il fut promu au Cardinalat en 1672, et mourut en 1703. Cf. L. Farges fitcueil des Instructions aux ambassadeurs en Pologne,