‹ Saynétes et comédiesChapitre 109 sur 294 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

trouve jamais le mot triomphant d'une discussion que lorsque mon adversaire est parti.

MAURICE

Il était cependant si aisé de lui dire : Mademoiselle, la lettre que j'adressais à mon ami n'avait pas le sens commun ; mais je me mariais sans avoir eu le temps de voua connaître, de vous apprécier, et le mariage me

faisait peur. (Emporté par » pensé», il Interpelle U porto par laquelle

Améiw Tic ni ao loiiir.) Ah 1 vous ne comprenez pas cela, vous qui ne voyez dans la vie que les devoirs qu'elle comporte-, mais nous valons moins que vous, nous autres!

GASTON, * pnrt.

Très-bien 1

MAURICE

Dans notre jeunesse étourdie, nous en avons trop souvent oublié les cotés sérieux; si bien qu'à l'heure décisive, où il nous faut accepter une existence nouvelle et mieux remplie, nous nous troublons, nous hésitons, nous sommes pris d'épouvante en face de notre bonheur même.

GASTON

Admirable, mon cher, admirable I

MAURICE

A qui diable en as-tu 7

GASTON

Parle toujours, je prends des notes.

MAURICE

Encore tes éternelles plaisanteries 1

Je plaisante si peu, que je suis prêt à porter tes excuses & mademoiselle Le comte.

Goqglc

KAURICB.

Toi, Gaston T

GASTON-

Moi Gaston; je connais ta fiancée, mademoiselle Amélie Lecomte, n'est-il pas vrai?

HAORICE.

Sans doute.

GASTON

Je viens d'apprendre son nom, que tu ne m'avais même pas donné, dans ton laconique billet d'invitation.

MAURICE

Allons donc!

GASTON

Parole d'honneur. Eh bien, mademoiselle Lecomte n'est pas une étrangère pour mol. Elle était l'amie Intime de ma sœur, au couvent des Oiseaux. Tu vois que je suis en situation de lui parler.

MAURICE

Mais que veux-tu direî que veux-tu falreT

Je veux... (U prend I* sh>p«u ds Honrloa M ls lui doniu.|< que

tu prennes ton chapeau, que tu ailles arpenter le parc...

MAURICE, nrprla.

Comment!

GASTON, '

En long ou en large, cela m'est égal, et que tu me laisses agir comme bon me semblera, (u «mua, B tfi u u™

D» Mrte de u pocho «I écrit.)

MAOaiCE.

Tu écris?

■■■. ,GoogIe

BCËNE XIV. i«

GASTON

Je demande à mademoiselle Amélie la permission do

lui donner des nouvelles de ma sœur. (ADomimqnoqDianaro.) Veuillez remettre cette carte à mademoiselle Lecomte.

(mnkifna prend la un» et Mrt. — Galon, rOTeuot à ■urlM.J Maintenant, an dernier mot, car II Importe de bien nous entendre : SI, grâce à mon éloquence, j'allais obtenir plus que ton pardon, si j'allais renouer ton mariage; - Il faut tout prévoir, môme les choses les plus improbables, — m'en voudrais-tu beaucoup?

Je te remercierais, mon ami. SI tu savais quel Intérêt êtrange'je porte à mademoiselle Amélie depuis l'insulte même que" je lui ai faite.

GASTON

Réaction naturelle d'une conscience délicate.

MAURICE

Autre chose encore.

GASTON

Explique-tOi. (Brntl aitérltnr.) ÉCOUtC... (H l'approcha do U

mm de gnaoho.) Od vient de ce côté; c'est mademoiselle Lecomte, sans doute. Laisse-mol seul avec elle.

MAURICE

Dis-lui bien...

GASTOff.

Laisse-mol à mon Inspiration, et va-t'en, (n i* sonduit

un la purin du fond. — Muirka non.)

ib,Googk

iKI LA PEUR DC MARIAGE.

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