SCÈNE III
MAXIME, JEANNE
■A XI MB,
Eh bien, ma chère Jeanne, j'espère que vous avez joliment mené votre petit complot avec votre amie Mïthiide, et que, son mari et moi, nous nous sommes gracieusement exécutés! Nous voilà au Café Anglais, nous ; soupons, nous allons ensuite au bal de l'Opéra. Êtes-vous satisfaite, et le proverbe n'a-t-11 pas raison : Ce que femme veut... mari le veut!
JEANNE
Tu es très-gentil, mais écoute-mol. Il y a une chose dont tn ne te rends pas assez compte : jusqu'à présent, j'ai passé ma vie au fond de l'austère place Royale... au Marais.
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m LES CURIOSITÉS DE JEANNE.
MAXIME
Un. quartier très-bien habité.
Mais qui était à la mode sous Louis XIII. Pendant dixhuit ans, j'ai été cousue à la robe de ma mère, comme ' le disait très-impertlnemment monsieur mon frère. Les cours de demoiselles, les concerts d'amateurs, les visites officielles, l'ennui organisé enfin, telle a été mon existence. Eh bleu, aujourd'hui que je suis mariée, 11 faut que tout cela change, je ne sais rfen de la vie parisienne, et je veux la connaître.-, à fond.
MAXIME
Peste 1
JEANNE
D'abord, c'était chez moi un rôve, nue idée fixe de dîner au restaurant, au cabaret, comme dit Mathilde, et d'aller ensuite au bal de l'Opéra, cette fête magnifique dont tout le monde parle, que tout le monde a vu...
MAXIME
Oh! tout le monde 1
JBA5BE.
Oui, monsieur, tout le monde... et le meilleur monde encore... La baronne de Nucéy est allée l'an dernIer,Mathllde aussi. Vols comme je suis en retard, et Étonnetoi après cela que j'aie hâte...