ACCESSOIRES
templia de lettre». — Une photographie.
:■■■. ,GoogIe
tu luiuetlt M tl ]. >,ble. É..^/
pu. Il a un douler ioui 1b bua.
HATMOBD.
Adieu, chère amie, ou plutôt à tout à l'heure, puisque tu ne dois rester qu'un instant chez ta mère,., (ti ferma ii porta «t dépo» ni donier but i* tsbie.) Pauvre Adrienne I elle subit encore l'influence maternelle, après deui années de mariage, d'une façon presque puérile, et, si elle ne faisait pas sa visite quotidienne à mon honorée.., mais
Uo
In porte si retient prei de le table, lai laquelle 11 dépose me douter.)
Maintenant in stations- no us chez elle, et, à son retour, nous allons passer une bonne soirée en tête & tête, Adrienne à sa tapisserie, et moi devant le dossier de l'affaire que je plaide demain. Encore une séparation de corps ! C'est la quinzième de l'année, (sourient.) La séparation de corps est en faveur en l'an de grâce 1872.
le portefeuille et les ciels le » tomme.) Tiens! dans SOn empttffl- ■
sèment, ma femme a oublié sa montre... et son portefeuille... et ses clefs. L'étourdie 1 (n prend i« mimw u
«1ère »ee lequel n Joue machinalement.) Quel élégant trOUSSeaU de
clefs 1 Celle-ci, surtout, (n «uune i> plu petite eiet.) C'est une merveille de finesse et de travail! Et dorée et ciseléel Je serais curieux de savoir quel est le meuble favori que ferme ce joujou microscopique, (u l'iriuninn l'eugcn.) — Ahçàl mais me voilà comme madame Barbe-Bleue, mol, voulant approfondir un mystère... (souriant.) qu'il m'est peut-être interdit de connaître, (n rejette m mnsuea ttenn ■u u ténia.) Assez d'enfantillages, monsieur l'avocat, et revenons à mon procès, à ma cliente... nne fort jolie personne, entre parenthèses, (n i-utoit, prend m pitw u •on douiar et m.) — « Contrairement au paragraphe III des conclusions du demandeur, arguant du fait par la défenderesse de... n (péris.) de,,, de quoi? J'écris si mal que je ne peux jamais me relire, (sourient.) Hier encore, mon horrible calligraphie m'a joué un tourl... Je plaidais pour une société anonyme; un instant j'ai besoin de mes notes; je les prends, et, au lieu de lire : « Messieurs, le siège de la société... ■ — Je lis : ■ Messieurs, le plége de la société... ■ On juge de l'effet. — (n npmd ■ou douiar et feCona da un.) — » Arguant du fait par 11
. Gooylc
MONOLOGUE. 370 défenderesse Ce». » (parie.) Ahl de sortir!... Et j'ai eu un prix d'écriture en huitième! comme on dégénère, (litmi.î « De sortir mystérieusement et quotidiennement — (p«w.) Pourquoi mystérieusement î Elle
sortait tous les jours, comme toutes les jeunes femmes, comme la mienne , parbleu i pour aller voir sa mère. Le mari de ma cliente est un drôle, et sa femme est victime d'une odieuse machination, ainsi que je le démontrerai demain devant le tribunal. C'est, du reste, une conviction bien établie chez moi qu'il existe beaucoup plus d'honnêtes femmes qu'on ne le croit généralement. Sans doute, je ne retournerai pas l'aphorisme de Boileau, et je n'irai point jusqu'à prétendre qu'il n'est, dans Paris, que trois femmes légères. Non, il doit y en avoir... il y en a plus de trois. Hais je pose néanmoins en principe que notre société est moins dissolue qu'on ne le dit. (n •« «re et pMde.) Plus encore, messieurs, je prétends, l'histoire à la main, que notre siècle est en progrès; que les lumières, en pénétrant chaque jour davantage dans le corps social, le moralisent en même temps qu'elles l'éclairent; que l'éducation de famille se développe; que renseignement secondaire des jeunes filles... (cho.iseant de u».} Tlensl mais je plaide, mol, et je plaide tout seul. La distraction est violente.
{En rejetant idd douter inr la table, a fait tombât par terre le portefeuille de n femme; le» papier, l'en éahappeal.) Diable I je
viens de faire un malheur, (u nnuu u tout.) Remettons à leur place des documents précieux. (iht*mi>tiani i e , papian. ) Un billet de concert I... Un échantillon!... Des prospectus 1... ([tamaHul on damier paplfr ■■ iiuDtj i Chère madame... • (Pari*.) Un Instant. Ceci est une lettre; respectons-la... Le secret d'une
. Gooylc
ennuyeuse belle-maman, elle croirait bleu certainement
que l'État' est en péril, (n prépara aon do*u«.| Maintenant installons-nous chez elle, et, a son retour, nous allons passer une bonne soirée en tête-à-tête, Adrienne à sa tapisserie, et moi, devant le dossier de l'affaire que je plaide demain. Encore une séparation de corps! C'est la quinzième de. l'année, [seuri.ni.) La séparation de corps est en faveur cette année, (n m pour l'mnir; u
aperçoit la montre, la porteteulll! si 1« clefa do in femmn.J TlenS,
dans son empressement, ma femme a oublié sa montre..; et son portefeuille... et ses clefs. LJétourdiel (n p»oi îatroDMiiB âe ckfi, ma lequel u ion..) Quel élégant trousseau de clefs! Celle-ci, surtout, (n eiamine i» pi» peuie cw.j C'est une merveille de finesse et de travaill Et dorée et ciselée! Je serais curieux de savoir quel est le meuble favori que ferme ce bijou microscopique, (n i<»m« ™« t'éugtn.) — Ah ça! mais me voilà comme madame Barbe-Bleue, mol, voulant approfondir un mystère... (souriant.) qu'il m'est peut-être interdit de connaître, (n
rajalie le trotuteai) de clef» inr la tabla.) Assez d'enfantillages,
monsieur l'avocat, et revenons à mon procès, à ma cliente... une fort jolie personne, entre parenthèses. ( u l'Msoii, prend une pto d B ton tioaiitr et m.) — « Contrairement au paragraphe NI des conclusions du demandeur, arguant du fait par la défenderesse de... a (paru.) de... de quoi? J'écris si mal que je ne peux jamais me relire- (souriant.) Hier encore, mon horrible calligraphie m'a joué un tour !... Je plaidais pour une société anonyme; un Instant, j'ai besoin de mes notes; je les prends, et, au lieu de lire : s Messieurs, le siège de la société— * — je lis : « Messieurs, le piège de la société... » On juge
de l'effet. (Il reprena ion doiaiar et l'efforca da lire.) — « Ar-
guant du fa» par la défenderesse de... » (mu.) Ah t de sortir!... Et j'ai eu un prii d'écriture en huitième! comme on dégénère ! (ibut.) « De sortir mystérieusement et quotidiennement.. » — (mu.) Pourquoi mystérieusement? Elle sortait tous les jours, comme toutes les jeunes femmes, comme la mienne, parbleu 1 pour aller voir sa mère. Le mari de ma cliente est un calomniateur, et sa femme est victime d'une odieuse machination, ainsi que je le démontrerai demain devant le tribunal. C'est, du reste, une conviction bien établie chez mol qu'il existe beaucoup plus d'honnêtes femmes qu'on ne le croît généralement. Sans doute, je ne retournerai pas l'aphorisme de Boileau, et je n'irai point jusqu'à prétendre qu'il n'est, dans Paris, que trois femmes légères. Non, Il doit y en avoir... il y en a plus de trois. Mais je pose néanmoins en principe que notre société est moins dissolue qu'on ne le dit. <n >• itn «i plaids.) Plus encore, messieurs, je prétends, l'histoire a la main, que notre siècle est en progrès; que les lumières, en pénétrant chaque jour davantage dans le corps social, le moralisent en même temps qu'elles l'éclafrent; que l'éducation de famille se développe; que l'enseignement secondaire des jeunes filles... (changcint a ion ) Tiens! mais je plaide, moi, et je plaide tout seul. La distraction est violente. (En rejetant iod dnsaier .m io tibia,
Diable! je viens de faire un malheur, (n ng«u ■« mm.) Remettons à leur place des documents précieux, (inren- Mrfam m papien.) Un billet de concert!... Un échantillon!... Des prospectus!... (Unuiul nu dernier pépier ot lKent.)
■ Chère madame... » (Poné.) Un Instant. Ceci est une lettre; respectons-la .. Le secret d'une lettre est sacré
■■■. ,GoogIe
(Il lti»e I) iBlirt nnm m U tabla M ia reitolt.) N'Importe,
c'est gentil ce que je fais là, et, & ma place, bien des maris n'auraient pas cette exquise discrétion... Innpnui m doum « m.) ■ Contrairement au paragraphe m des conclusions... • (mu. — ■<»■»■■ u i*u».l C'est une écriture d'homme. — Je n'ai jeté qu'un coup d'œil, mais... je suis sûr que c'est une écriture d'homme. Quel peut être le monsieur qui écrit à ma femme qu'elle lui est chère? — Chère madame. — La langue française, U faut le reconnaître, a des formules singulières, il est évident que ma femme et ce monsieur ne sont pas chers l'un a l'autre, malgré le ■ chère madame p. — N'importe! je n'aime pas ce... chère madame. iiii*pi«aui»eun t* ioi *M>iar.) * Contrairement au paragraphe 111 des conclusions du demandeur... > irait.) C'est sans doute la lettre de remerciaient d'un des danseurs qu'Adrienne a Invités pour notre soirée de lundi; une épttre insignifiante et que je me fais, en vérité, un scrupule exagéré
de ne pas lire... (lepreiul m douier ith rtaolnUaa al aMi
puur touppa àn»ma*niMFaaat(.) « Contrairement au paragraphe III. ■ ■ > { Bob ragard pan par-detut no doultr at tomba m
presse de vous remercier de l'Invitation que vous m'avez fait l'honneur de m' adresser... » (cmi.) Qu'est-ce que je dlsaisT (lù.oi.) « Veuillez agréer, etc., etc. Georges de Nertal. ■ (Pvit.) Ah l ah I ( n m «y» m s» n « 1= nu».) C'est le frère d'une des amies de ma femme, ce jeune capitaine d'état-major qui m'a tant agacé, l'autre nuit, au bal de madame d'Arbois! un gaillard qui, sous le prétexte qu'il dansait le cotillon avec ma femme, l'a accaparée depuis deux heures jusqu'à quatre heures du matin, et m'a condamné, mol, à faire le pied de grue en atten-
■■■. ,GoogIe
dantlafln de cette danse interminable. J'avais beau donner lé signal du départ & Adrleuue... parce que noua avons un signal entre nous : Je guette un regard de ma femme, je joue avec une mèche de mes cheveux, comme cela, elle volt, comprend, et nous partons. Mais, l'autre nuit, elle ne comprenait pas, la rusée l Impatienté, j'ai roulu Taire acte d'autorité et l'emmener. Ab bien, oui I J'ai cru que j'allais soulever une émeute.
— Fil monsieur, s'est écriée madame d'Arbois, nous enlever notre meilleure valseuse quand le cotillon commence à peine !
— Pardon, madame, pardon ; 11 dure depuis plus de deux heures, et il avait été convenu avec Adrlenne...
— Hais les conventions sont faites pour être violées, cher monsieur; demandez à tous nos hommes politiques.
Et chacun de rire d'une plaisanterie que je n'ai pas trouvée drôle, moi. Je me suis retourné vers H. de Nertal pour lui faire comprendre qu'après quatre nuits déjà passées au bal, j'avais droit au départ.
— Permettez, monsieur, m'a-t-il répondu : Encore trois petites figures : celle du miroir, celle des bougies et celle des cerceaux. Cette dernière surtout est charmante, vous verrez. [àtsc m» ininw noiuuu.) Je la connaissais, parbleu! J'ai eu tout l'hiver pour l'étudier, et je ta trouve particulièrement inepte, celle-là. Imaginezrous une douzaine d'Imbéciles qui sautent à qui mieux mieux dans des cerceaux de papier, comme des écuyers la Cirque. Le bel exploit, en vérité, pour mériter la faveur d'un tour de valse!... Je trouve d'ailleurs que le cotillon, tel qu'on le danse aujourd'hui, frise l'indécence. C'est vrai : les cavaliers n'invitent plus leurs
danseuses; ils se précipitent sur elles, ils les prennent d'assaut, ils les fauchent!... le capitaine surtout. Il a une façon de saisir la taille de sa valseuse, le capitaine, qui me révolte... Et, puis, 11 cotillonne trop souvent avec Adrienne. On finit par compromettre une jeune femme en la... monopolisant ainsi. Hier, au bal, il ne la quittait pas. Même entre les contredanses, c'étaient des conversations, des chuchoteries sans fin, et, si j'étais jaloux, — je ne le suis pas, mais si je l'étais, — j'aurais pu me demander ce qu'ils avaient de si intéressant à se dire.. . (Su regertl retombent sur la lettre, qu'il usait à la
meiv.) Qu'est-ce que c'est que cela? (mant.) t T. S. V.P.» (pgrie.) Ilyaunpost-scriptum. (nigmiii fmiiiet.) Voyons. (Lisant.) ■ Oseral-je, madame... d (mie.) Voilà encore une formule hypocrite. Oserai-je, c'est oser, parbleu! puisque l'on continue la phrase. (Liiem.} « Oserai-je, madame, prendre les devants sur mes concurrents et vous prier de m'accorder le cotillon? » (p ar ie ) Encore! 11 invite ma femme par la poste, à présenti Ah! mais il m'ennuie, ce capitalne-là! et je ne le trouve nullement autorisé, parce qu'il est le frère d'une amie d' Adrienne, à se permettre de telles familiarités. (Arec ooiën.) Ces militaires ne savent pas vivre... Ils savent mourir; mais ils ne savent pas vivre!... Tiensl c'est un mot, cela; je le planterai dans ma première plaidoirie contre un homme de guerre. Et Adrienne qui ie trouve distingué, ce monsieur, aimable, spirituel!. . Spirituel... il a l'esprit de corps, comme tous les militaires. Tiensl c'est encore un mot. Je le placerai aussi, celui-là. (n ™pr«iJ te lettre.! Mais je n'ai pas achevé son post-scriptum. (Liwnt.) a Oserai-je vous prier de m'accorder le cotillon I J'ai tant de choses à vous dire!... » (ruit.) Helnl (lmi-I
« Tant de reconnaissance à vous exprimer, à vous, ma-' dame, qui voûtez bien encourager mes plus chères espérances! j> (Aies «élit.) Eh bien! voilà qui est significatif. Le drôle aime ma femme et ose le lui dire. Et, elle, elle encourage ses espérances!... Malheureuse!... Voyons, ne la condamnons pas encore... elle est si jeune I G'est sa jeunesse môme qui l'expose aux entreprises de ce fat. On connaît les allures de messieurs les militaires, Qu'ont-ils à- faire en temps de paix, si ce n'est d'attenter à la vertu de nos femmes? Et l'on vient d'augmenter l'armée 1 Ahl si j'avais été à la Chambre! Mats il nes'agitpasdecela! il s'agit de mettre bon ordre aux manœuvres de ce misérable, et je vais te trouver surle-champ... [n prend ion dwpMa ttiiMUk) Non. J'aime mieux voir Adrlenne auparavant et savoir d'elle la vérité, la vérité tout entière; je vais la chercher... (n t* pour «nii pu ■• tond.} Eh bien, non! je préfère l'attendre Ici et voir de quel air elle recevra la lettre de M. de Nertal. (u u$em ion skapno.) Elle qui tout à l'heure encore souriait innocemment en tendant le front à mon baiser. Ohl les femmes! les femmes! elles sont toutes fausses et perfides. 1 n •* i*™ >i npnnd ■■ muche.) Et je les défendais, Il n'y a qu'un instant! Et demain, je vais m'évertuer à prouver l'innocence de l'une d'elles. Sot que je suisl Ma cliente est coupable, parbleu I Et ses visites quotidiennes et mystérieuses n'étaient pas faites à sa mère. Aht du reste, par le temps qui court, et grâce aux principes que l'on donne aujourd'hui aux femmes, de pareilles aventures sont faciles à prévoir, [phij»™.) a Le moyen qu'une jeune fille garde le moindre sentiment de candeur dans un siècle sans foi, où l'éducation de famille tend à disparaître chaque jour davantage, emportée par des doctrines subversives, où le pouvoir lui-même, enle-
■■■. ,GoogIe
vaut la vierge à la sainte ignorance du foyer domestiqua, la livre à je ne sala quel enseignement émancipateur! Le moyen que l'épouse conserve l'amour de ses devoirs dans une société affolée de plaisirs, où la démoralisation est partout, dans les livres, dans les salons, au théâtre et jusque dans le gynécée 1 Car nous en sommes là, messieurs... noua... * (cbaaioaot & un.) Ahl ça, mais je plaide encore, mol ; je crois môme que je dis le contraire de ce que je disais tout à l'heure. C'est absurde!... Quelle heure est-il? Huit heures un quart... Adrienae m'avait promis de rentrer à huit heures. Pourquoi n'est-elle pas là7... C'est ma belle-mère qui la retient : oh I les belles-mères! Tachons de prendre patience es
travaillant, (n M raaioll, reprend ion doaaler M lil iniebiuteanl..
— « Contrairement au paragraphe 111 des conclusions du demandeur, arguant du fait par la défenderesse de sortir mystérieusement... de sortir mystérieusement... » (Porto.) Je ne comprends même plus ce que je Ils... (a pr*»d i< jonnai.) f.e Figaro... Il me distraira peut-être. |uaant.) « Échos de Paris... Nous avons à enregistrer une nouvelle catastrophe conjugale. ■ inm*«
le Journal areo aoion et aottro.) Eh! que m'importe & nioi'
(n ntirdc la ponduie.j Huit heures et demie 1 Cela devient intolérable... Ahl ça, mais... si ma femme n'était pas allée chez sa mère! si, comme ma cliente...! Ohl non. celte pensée est horrible. Adrienne me tromper! Elle n'en est pas la... Elle s pu être coquette. Imprudente, mais coupable, ohl je la calomnie... je... [cimnam a» »■■
Je Vais la chercher! (En reprenant ion nbapaaa, Il dtranfi '«
tran«r.nD d» ciab.) Qu'est-ce que cela? Ses clefs, je 1<* avals oubliées!... Parbleu! je veux connaître le trésor que gardent ces clefs mystérieuses. ( n a-appmoi» *> mui**)
RieD ici. . . Ce meuble ! { U »im un Unir d* la commode al a'arreM
ub ianut.) Me voilà donc furetant dans les tiroirs de ma femme, comme un mari de comédie. 11 ne me manque plus que d'écouter aux portes et de me cacher dans les armoires. Mais patience! j'y arriverai, puisqu'on m'y oblige. Qu'est-ce que c'estque cela? Un portrait! (n prend
une carte pbolo ira p bique qui était iani ls tiroir 91 l'examina.) La photographie de M. de Hertall Eb bien! c'est assez clair 1 On en est à se donner son portrait. Et la malheureuse le laisse dans un tiroir ouvert à tout, venant,! Quel cynisme! (u Mn la cans «m ■« «oifu.j Je crois que je l'ai brisé. Cest en attendant mieux, capitaine 1 |u raotiana •> perqm- ■iiioii.) Un coffretl ce doit être cela, (u prend i* «mirai m i'«am a.eo la oiet dorée.] Précisément. Des lettres! leur correspondance amoureuse, sans doute! (u pnnd no* iein* m ikj — s Mon Adrienne bîen-aimée... » — Infamie!... Je voulais connaître ta vérité. Eh bien! là voilà. Ha femme me trahissait! (n nui.) — « Mon Adrienne bien-aimée, puisque je ne puis te voir aujourd'hui, je veux... du...
mOiUS... > (* nain qu'il lit, u pHrilonoini* ae rnuarena, elUahun
d'igtonatim.) — (pan*.) Mais cette écriture... détestable... je ne me trompe pas, c'est la mienne!... cette lettre... S mal 1876... c'est moi qui l'ai écrite à Adrienne, il y a trois ans, quand nous étions fiancés l'un à l'autre.
(n narra ana «couda îeure «i m.) — « Ma chère Adrienne. »
— Encore Une lettre de mol! |I1 an carre une traitions.)
Celle-là aussi. Elles sont toutes de moi I U»a tracuca.) ce sont mes lettres qu'elle conservait si précieusement... Mais alors je l'accusais Injustement, et mes soupçons n'avalent pas le sens commun, (sjaat iwt reniement.) Ils n'avaient pas le sens commun, mes soupçons [...mais alors pourquoi ce portrait! Pourquoi?... — fou &*■#• i ia pana
. Gooylc
la tant) Qui est là? (Il •* le« *• nonrnan cl mm la parti.) —
(a la cantonr.de.) Jean!... Un télégramme pour ma femme? Donnez, (îirefcnnsiaparte.j Lisons.. .Tiens! c'est de la sœur de M. de Nertalt (n ut.) — « Victoire! Tes démarches a réussi. Portrait du capitaine fait merveille. Sa de- « mande agréée par mademoiselle d'Arbois. Mon frère a fou de joie. » — |Puia.) M. de Nertal épouse mademoiselle d'Arbois! (*ret «raicf «ment. ) Ah! le brave jeune homme!... Ainsi, ses assiduités auprès d'Adrlenne, leurs conciliabules au bal, son fameux post-scriptu m, ce portrait, tout s'explique... Il soignait sa candidature au mariage... Et voilà une heure que je me mets l'esprit à la torture, que j'invente les plus sottes histoires!
(Coup de timbre.) Onasonné. (Uottm la porte «n fond et comte...)
C'est la voix d'Adrlenne. Séparons vite ce désordre, (n
remet lee lettre! daoa le coffret, et le coflreldani la commode.) (prenant
la nboioerapUa d e h. d« Henai.) Diable! restaurons aussi l'image de ce malheureux capitaine, un charmant garçon, et qui fera un excellent mari, (n emye vainement de pour i. caite.i Impossible : le nez est coupé en deux... On vient, .'n rejette ii carte deoi la commode.) Serrons le tout, et qu'Adrienne ne se doute jamais de ma démence. Ohl l'imagination! On l'a bien nommée — la folle du logis!
■■■. Cwoyli
1 PHEHIEHE FOIS, A PARIS, SDK LE THÉÂTRE D
LE 38 JC1N 1S63