‹ Saynétes et comédiesChapitre 249 sur 294 · BUTOR · texte numérisé non relu

BUTOR

Pauvres gens! Chaque matin aux dieux Demandant le retour de leur fils auprès d'eux, ils font un sacrifice. Et puis, la nuit venue. Quand leur cruelle attente est encore déçue, Au foyer domestique ils viennent seuls s'asseoir, N'ayant pour compagnon que leur seul désespoir. Ils ne se parlent pas... Qu'auraient-lls à se dire? Même, cachant leurs pleurs, ils tachent de sourire Pour se tromper l'un l'autre- Hélas 1 c'est vainement, Et leur regard fixé sur un siège vacant Explique à chacun d'eux tout ce que l'autre pense. Et le secret motif de leur sombre silence.

TBLÉMAQÏÏB.

Taisez-vous.

MEHTOH,

Quoi 1 vraiment, tu refuses, mon fils, De revoir ton pays, tes parents, tes amis?

TÉLÉMAQUE

Assez.

MENTOR

Eh bien, je pars! Je vais quitter cette fie, N'emportant avec moi que mon chagrin stérile.

354 TÈLÉMAQUE.

. Seulement, souviens-toi, mauvais cœur endurci, ; Souviens-toi de ceci :

i Dana le palais d'Ulysse

Lorsque Mentor éternûra,

Un autre que toi lui dira :

Jupiter vous bénisse!

TÉLÉUAQDE.

C'en est trop!... cher Mentor, arrêtez, arrêtez

MENTOR

Laissez-moi, galopin...

TÉLÉMAQDB.

Non, non, vous l'emportez, Vous ne partez pas seul ; non, avec vous je quitte Cette Ile de malheur!... mais emmenez-moi vite.

MENTOR

Dans mes bras, cher enfant !

(Télénmqae l'élaDM doni ■« bnu.)

Viens faire nos paquets.

ÎMnitOr BCWlëmaqiH mnttml teet la troue dl CalfpU.)

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