‹ Saynétes et comédiesChapitre 71 sur 294 · SCÈNE III. SI · texte numérisé non relu

SCÈNE III. SI

FERDINAND

Comme... ahl non, pas comme mol.

HAH6UIIITI.

Tiens, si fait! Vous avez une tournure élégante, vous... ( Mstfauoii d> lardioui.) Une sœur peut bien dire cela a son frère.

FERDINAND

Soit) Je déclare bien, moi, que votre poète trouvera en vous la femme la plus ravissante. ( praumuoD a« ■«tneriu.) Un frère peut dire cela a sa sœur.

MARGUERITE

Que vous êtes enfant !... Il a le front pensif...

FERDINAND

Qui donc? {sa «mtcmm. ) Àh I votre poète... pardon, j'oubliais...

MARGUERITE

Ses cheveux, séparés sur le front, flottent au vent et

lui font UllO Sorte d'auréole... (Ferdinand. aana et» remirqua da •■ eonaine, arranfs m coiffure aaliaal la programma. ) Son CO)

rabattu laisse en toute liberté sa tète intelligente.

FERDINAND

Savez-vous qu'il est très-gentil ce gaillard-là?

MARGUERITE

N'est-ce pasî

FERDINAND

Oui charmant!... Mais, j'y songe : si l'original de ce charmant portrait ne se présente pas?

Ahl

FERDINAND

Dame! il faut tout prévoir... Vous n'avez pas de poète & Arpajon.

■■■. ,GoogIe

MARGUERITE

FI, monsieur! Mais vous ne croyez donc pas à la Providence? (Fndinut rit) Vous riez et me traitez de folle sans doute.

FERDINAND

Je vous trouve superstitieuse tout au plus.

MARGUERITE

Superstitieuse 1 J'ai foi dans mon bonheur, voilà toot, et j'ai le ferme espoir qu'un hasard providentiel amènera sur mon passage le mari que j'attends.

FERDINAND

Je suis battu, cousine, et si bien battu que je ne sais vraiment plus comment vous apprendre... ce que ma conscience me ferait cependant un devoir de vous révéler.

MARGUERITE

Que voulez-vous dire?

FERDINAND

Non, je ne me résoudrai jamais à porter la désolation dans un cœur aussi candide que le votre.

MARGUERITE

Parlez, Ferdinand, je l'exige.

FERDINAND

Si vous l'exigez... (ip^i) Jetons un pavé sur la fleur de ses illusions. (hml) Eh bien, ma pauvre Marguerite vous vous trompez complètement sur ces grands hommes dont les chefs-d'œuvre vous ont séduite.

MARGUERITE

Comment, je me trompe!

FERDINAND

D'abord, ces martyrs de la pensée mènent souvent. Ici-bas, une existence de poltch... nne existence tres-

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