L'AFFAIRE DE LA RUE BEAUBOURG
O^ Coqueîin-Cadet,
l'avocat, aVo ton «Ivqamit.
St d^tiUeurs, lœssieurs de la coar, oiettiears les jurés, oaU noua avons aasasainé, làeheiudm assassiné même, avec prémMUatioa, sly^ astuce. Et si la victime a survécu à notre attentat, c'est par un malheur.., (a» Mprattant») c'est par un effet de la Providence dont les voies sont impénétrables^ -^ Mainteuar, j'en appelle à chacun de vous messieurs de la Cour» messieurs les jurés,., vous aves vu il n'y a qu'un instant la victime s'avancer à la barre parfaitement guérie-de sa blessure. Qu'est-ce que disait cette vie* time manquée ? Oh l mon Dieu I rien de mai 1 ces êtres-là ont ils jamais pensé rien de bien ou de mal. Vous Taves vu se présenter à vous avec cet air bienveillant particulier aux persoïmes ineptes, vous aves cru voir un pâle reflet de ces types à la modedxmt on s'égaie dans les vaudevilles et dans les
chansons. (U frodonoe qaelqaos metnre» de YAmdmi é^ÀMonda-) J'ai VU,
ne le niez pas ! la stupeur d'abord ei ensuite le profond ennui se peindre sur vos visages, quand les bras ballants, l'œil vague, il a ôté son carreau... qui ne lui sert à rien, il n'est pas myope I Tenez, permettez-moi, pour mieux rappeler à
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votre souvenir les points saillants de cette affaire... permettez-moi, dis-je, messieurs de la cour, messieurs les jurés, de vous réciter, en allant jusqu'à l'imitation vocale, les paroles prononcées par la victime d:>ns l'instruction :
LA VICTIME, d'nn ton an peu gàtenx.
Mon Dieu, monsieur le président, c'est bien simple. Je n'ai pas du tout compris pourquoi monsieur qui était mon ami et qui est encore mon ami...
l'avocat.
Vous avez vu à l'audience mon client tressaillir sous cette parole.