LC BARON ET LA PRÉSIDENTE
Hein ? quoi !
scapin, derrière, le baron et montrant du doigt.
Je lis, monsieur. Ça y est. n’est écrit.
LE BARON
(Lisant. } • Je le jure, j’en donnerai les preuves... Ne vous • laissez pas sacrifier à mon cher cousin, le baron... C’est un
« sot I
BCAftB. •-*
C'est vrai.
LB BARON
Hé!
SCAPIN
C'est vrai !... çà y est!
LE BARON
Ç’en est trop I (Il froisse la lettre. )
scapin. passant de ravtre c 6té.
Non, vous avez payé dix louis, vous avez droit à tonte la lettre. (Jf lit la lettre en regardant Armande.) «Le baron est un « sot. El je prétends, à force d’amour et de dévouement, vous « arracher a lui. -
LF. baron, lui arrachant la lettre.
Ab I c’est intolérable I
scapin, jouant la plus vive indignation.
Oui, monsieur!... oui, madame! c’est révoltant' nous ne souffrirons pas qu'on nous dispute un bien si précieux I LE BARON.
Non, certes 1
SCAPIN
Notre riva! anra affaire à nous.
• le baron, entraîné par la colère.
Ah 1 oui.
SCAPIN
Nous le tuerons 1 (/J pousse des bottes dans Us flancs du baron)
LA PRÉSIDENTE-
Un duel, encore 1...
SCAriN.
Il le faut!
armande, avec émotion.
Y pensez- vous! (En regardant Scapin. Monsieur... monsieur... je vous défends d’attenter aux jours du chevalier!
LE BARON
Je les respecterai I
scapin, avec joie à Armand*.
Ah ! il est trop heureux I
LE BARON
Je suis peureux, moi 7
scapin.
Je parle du chevalier.
LE baron, virement.
Ah!.. Madame la présidento, d'après ces tentatives audacieuses, nous devons nous hâter de conclure, et je vous prie de vouloir bien, ce soir même, à dix heures, signer notre contrat. AnMANDK, a part.
Ciel!
scapin, à part.
Ah ! Diaoolo !...
LA PRÉSIDENTE
J'allais vous en exprimer le désir.