Scarabées Egyptiens Figurés du Musée des Antiques De Sa Majesté L'Empereur
Les recherches savantes de Mr. Champollion le Jeune sur la langue, récriture, et les antiquités égyptiennes , nous promettent aussi un nouveau jour sur la signification et l’usage , auquel étoient destinés les Scarabées, genre si interéssant de monumens égyptiens, sur lequel Mr. Champollion a ûxé en dernier lieu son attention. C’est dans l’intention d’y contribuer, qu’a été formé ce recueil de Scarabées qui se trouvent au Museé de S. M. l’Empereur, gravé avec soin par un habile artiste. Il s’entend, comme le titre l’énonce, que ce recueil ne contient que les Scarabées avec des hiéroglyphes, et ceux qui par l’état de leur conser\’ation pouvoient être clairement distingués : il est à regretter que plusieurs longues inscriptions, écrites sur des grands Scarabées avec une couleur noire, ont été trop effacées pour pouvoir être rendues avec sûreté : on a préféré de les omettre.
Nous avons resserré en très peu de notes ce que nous avions à dire sur l’une ou l’autre pièce en particulier, mais nous profitons de l’occasion donnée , pour hazarder une opinion, laquelle pourroit servir à fixer les différentes époques des monumens de la sculpture purement égyptienne, par la variété du style qu’on y reconnoît.
Pour la sculpture grecrpie , c’est l’attitude, la draperie , la chevelure , les yeux qui par la différente manière dont ils sont traités dans les différens siècles, nous fournissent des données pour juger de l’époque d’une statue: que reste- il de tout cela pour les figures éqvptiennes où l’attitude, l’hahillement, la coiffure sont toujours les luèiues? il u’y a vraiment que la différente formation des yeux qui indique de légers changeraens et qui pourroit tracer quelques progrès succesifs de l’art en Egypte. Ayant eu l’occasion de voir en 1819 à Livourne une partie des grands monumens en pierre, de la collection Drovelli, nous restions frappés de la variété qui s’y présentait dans la manière de former les yeux, les paupières et les sourcils des statues. Il y en avoit où les yeux et la ligne des sourcils étoient creusés, apparcineut pour y insérer une autre matière (fahri oculariij — d’autres avoient les paupières , celle d’en haut et celle d’en bas , en forme de courbes élevées, entre les(juclles l’oeil se trouvoit encadré ; d’autres, les plus belles et les plus nombreuses, n’avoient que la paupière supérieure formée en courbe relevée , puis les sourcils également relevés , et outre cela , il partait une petite ligne horizontale relevée de l’angle extérieur de chaque oeil *). Ces dernières statues nous parois-
La figure en terre cuite d’une couleur vcrdAlrcy de mt^me grandeur (juc l’original, ejue nous avons choisi pour le fleuron donnera une idée de celte singularité. Nous avons cru d’ajouter (juelt|uc prix à notre recueil par la publication de ce monument Intéressant, dont Strabuii (XVII. p. 8i2) et Plutarque (de Isid. et Osir. §. 7. 18) nous donnent l’explication (cf. Setden de Diis Syr. synt. II. c. 3 ). Le petit ornement, qui sert de vignette à la fm du texte, se trouve sur ta partie postérieure du trône, sur lequel la déesse est assise.
soient toujours d’un grand fini, tous les contours indi(jiiés avec le plus grand savoir, et une délicatesse semblable; le visage portoit toujours cette expression riante, mais pas difforme, laquelle parolt constituer le plus haut point de beauté , auquel les Egyptiens soient arrivés D’autres statues enfin (pour ne pas parler de la position , plus oi moins horizontale des yeux , que nous observions constante à certaines modifications près) apparement du temps de la domination des Grecs, avoient les yeux formés, comme la nature les présente.
Il nous a paru que les mouumens où les yeux se trouvoient enfoncés entre les deux ligues , portoient le caractère d’une antiquité beaucoup plus reculée , que les inonumens où il n’y avoit que la paupière supérieure formée en courbe relevée, outre l’autre ligue qui partait de l’angle des yeux; mais que même ces derniers pourraient être antérieurs au règne des Ptolemées, et constituer comme la ligue de démarcation entre les mouumens purement égvplieus et ceux du temps des Lagides*). La comparaison des momies de Dresde, qui sont sûrement grecques, y pourroit être de quelque utilité , mais plus que
*) La ubie Liaquedu Cardinal Brmbn, que nous a\ons eu l'occasion d'examiner à Turiny présente cetic roêmc singularité du style* dont k la vérité les gravures connues jusqu'À présent ne donnent aucune idée* et démontrent par là leur peu d'exactitude. Zorga (de orig. et usu Obclisc. p. 544 ) croyoit en devoir fixer i'àge a\ant les Ptolemées* et il nous est sûrement très consolant de poU' \üir nous appuyer de son autorité; du moins devrâ>t-on cesser de parler de rc monument pré'* cieux et unique dans son genre comme d’un ouvrage exécuté du temps des premiers empereurs romains.
tout doit décider l’oeil des voyageurs éclairés, qui ont vu la grande tuasse des monumeiis sur le lieu même, et qui en ont pu suivre le développement successif des frontières de la haute Egypte jusqu’à remltoucliure du Nil.
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ctetuc 6u^ fûj 5cowot6c«,
On a désigné par a et 6 joint au numéro » quand tous les deux côtés d’une pièce ont été gravés.
I a. Le scarabée est gravé en reliefs les figures en creux,
I b. Le tout en creux.
a a. De même , comme i a.
a b. Le tout en creux. Ce Scarabée se trouve publié par Raschepl. I. i\V.a5. 3 a. Le tout en relief.
3 b. Le signe à droite , dont le ventre est décoré par des lignes croisées j représente un papillon très mal fait, dont la tête est tout à fait séparée, voyez les Nr. 3o, i85, a34a I a. 21 b. En creux.
43 a. 43 En creux.