‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 108 sur 174 · CHARLES NAUDIN · texte numérisé non relu

CHARLES NAUDIN

PEINTRE DE l’ ACADEMIE DE SAINT-LUC.

22 juin 1786.

Le s. Charles Naudin ayant fait partie de l’ancienne Académie de Saint-Luc est qualifié peintre en miniature dans une pièce jointe au scellé. Il paraît avoir aussi pratiqué le genre du pastel, à en juger par certains passages de son inventaire. Il meurt garçon, à la suite d’une longue maladie, le jeudi, 22 juin 1786, dans un appartement au troisième d’une maison de la rue Guénégaud.

Par son testament, déposé chez M‘ Boursier l’aîné, le 2 5 mai précédent, il avait institué pour exécuteur de ses dernières volontés le s. Pierre-Auguste-Simon Regnier, marchand orfèvre, demeurant pont Saint-Michel, à la diligence duquel les scellés sont apposés par le commissaire Gilles-Pierre Chenu.

La seule héritière est une cousine germaine du défunt, Jeanne- Marguerite Naudin, femme de Louis de la Montagne, bourgeois de Paris, demeurant rue Caumartin.

La confection de l’inventaire est confiée à M° Boursier. Le s. Laurent Dumont, peintre, rue Guénégaud, est chargé de Pexamen et arrangement des tableaux. Enfin le mobilier du défunt annonce une certaine aisance et présente des particularités remarquables. Voici les passages les plus curieux du procèsverbal du commissaire :

Premièrement, dans la chambre à coucher du défunt : une petite pendulle à applique avec ornements de cuivre, dix estampes sous verre dans leurs bordures de bois doré et unze portraits en pastels, aussi sous verre, dans leur cadre de bois doré.

Dans le sallon ; un grand secrétaire à dessus de marbre, dont il en a été retiré du haut trente deux louis

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