‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 63 sur 174 · II2 FRANÇOISE-MADELEINE BASSEPORTE · texte numérisé non relu

II2 FRANÇOISE-MADELEINE BASSEPORTE

réclame tous les papiers et plans propres à l’administration des bâtiments du Roy et qui étoient en la possession dud. s. Soufflot à raison des charges et employs qu’il a successivement exercés, requérant qu’il en soit fait perquisition et que le tout luy soit remis aux offres qu’il fait d’en donner toutes décharges ; réquérant pareillement qu’il soit fait perquisition de tous les papiers, plans, projets et models relatifs à la construction de l’église de Sainte-Geneviève, et qu’ils soient réunis dans une armoire ou chambre sur lesquels nos scellés seront

apposés le tout conformément aux ordres de M. le

comte d’Angiviller qu’il nous a représenté, et a signé.

Jean-Baptiste- Pierre Lebrun, peintre, demeurant rue de Cléry, est désigné par les héritiers pour donner son avis sur l’arrangement, prisée et valeur des tableaux, estampes, gravures, dessins et autres objets relatifs à son art. Le libraire Louis-Alexandre Joubert fils est chargé de l’arrangement et estimation des livres.

Les frais de scellés atteignirent la somme de 3,45 i 1. 4 s. gd.

(Arch. nat., 91.)

FRANÇOISE-MADELEINE BASSEPORTE

PEINTRE DESSINATEUR DU ROt AU JARDIN DES PLANTES.

5 septembre 1780.

Jal a fixé les principales dates de la biographie de Madeleine Basseporte, qui succéda, dans la charge de peintre dessinateur du jardin du Roi, à Claude Aubriet, mort en 1741, dont elle avait obtenu la survivance dès lySS.

Née le 28 avril 1701, Madeleine -Françoise Basseporte mourut le 4 septembre 1780 et non le 5, comme le donne à entendre l’acte d’inhumation publié par Jal. En effet, la déclaration du décès est faite le mardi, 6 septembre 1780, à sept heures du matin, par Marie-Jeanne Lejard, veuve de Jacques Palay, premier garçon du jardin royal des Plantes, « elle gouvernante de demoi-

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selle Françoise-Madeleine Basseporte, peintre dessinateur dudit jardin royal des Plantes, demeurant aud. jardin, rue du Jardin du Roi, » et la veuve Palay déclare formellement que sa maîtresse est morte la veille sur le soir. Elle requiert en conséquence François-Jean Greban, écuyer, conseiller du Roi, lieutenant général, civil, criminel et de police de la prévôté de l’Hôtel, d’apposer les scellés, vu l’absence des héritiers; ce qui est fait.

Madeleine Basseporte avait continué, après Claude Aubriet, après Nicolas Robert et Jean Joubert, cette admirable collection des vélins du Muséum à laquelle ont travaillé après elle Van Spaendouck et Redouté. Il est fâcheux que cette admirable série de peintures d’une très grande valeur d’art soit enfouie dans une bibliothèque peu accessible au public, comme on a pu le constater récemment. Les vélins du Roi devraient être au Louvre; c’est leur véritable place. On pourrait juger alors s’il y a excès de sévérité dans le jugement de Jal qui estime les œuvres de Madeleine Basseporte inférieures à celles de ses prédécesseurs et de ses successeurs.

Voici les passages du scellé dignes d’être rapportés :

Dans la chambre à coucher : un Christ et son bénitier de cuivre argenté, trois sphères, six estampes et tableaux représentans différens sujets, dont quatre dans leurs bordures de bois doré et deux dans leurs bordures de bois verni.

Dans le sallon étant à côté de la chambre à coucher : un trumeau de cheminée d^une glace dans son parquet de bois doré, un tableau au dessus, trente neuf tableaux représentans portraits et oiseaux dans leurs cadres de bois doré et noirci, dont trente six sous glaces, une pendule de marqueterie avec son ver et son pied de cuivre en couleur, son cadran doré, dont les heures sont en émaillé, portant le nom de J. Jolly.

Dans la salle à manger : dix tableaux représentant portraits et figures de différentes formes dans leurs

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PIERRE ALLAIS

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