JACQUES DUMONT, DIT LE ROMAIN
PEINTRE, RECTEUR ET ANCIEN PROFESSEUR DE l’académie royale.
17 février 1781.
Dans un des derniers volumes des Nouvelles Archives (VIII, 1880-81, p. 199-201), ont été publiées quelques pièces sans grande importance sur Dumont le Romain L L’une d’elles était toutefois accompagnée de cette note énigmatique, émanée de la Direction des Bâtiments : « M. Dumont, mort sans enfants, laisse sa veuve avec une fortune aussi réelle qu’imprévue. » L’artiste qui avait reçu tous les grades de sa Compagnie, après avoir été admis à l’Académie, dès le 25 septembre 1728, — il en était ainsi au jour de sa mort un des doyens, — passait donc ou se faisait passer à dessein pour besoigneux, tandis que l’ouverture de sa succession montra qu’il possédait une réelle fortune. Malheureusement, la concision du procès-verbal de scellés, rédigé par le commissaire Gilles-Pierre Chesne, nous renseigne incomplètement sur la situation pécuniaire du défunt. Il faudrait recourir à la minute du notaire Moncet appelé par la veuve pour dresser l’inventaire de son mari.
Jacques Dumont, surnommé le Romain, peintre, chancelier, recteur et ancien professeur de l’Académie royale de peinture, fils de Pierre Dumont, sculpteur de l’Académie de Saint-Luc, et
I. On devra aussi se reporter aux pièces communiquées par M. Dumont, membre de l’Institut, à M. Hubert Lavigne, et concernant les Dumont, les Boullogne et les Coypel. Ces documents ont été publiés dans les Nouvelles Archives en 1874-75 et en 1877. (Tomes III et V.)