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MARBRIER SCULPTEUR

5 mars lySô.

Apposition de scellés, le 5 mars lySô, par le commissaire Charles-Germain de Courcy, sur les effets de Louis Randoux, marbrier sculpteur, décédé en une maison de la rue Mêlée, appartenant au s. Denis Martin, peintre du Roi aux Gobelins, et dont le s. Randoux était principal locataire; à la requête de Marie- Louise Delorme, sa veuve.

Rien à signaler dans le mobilier en évidence. Le magasin est garni de différents marbres, chambranles de cheminée, tablettes, carreaux noirs et blancs, consoles, mortiers de marbre et de pierre de liais, blocs de marbre et outils à l’usage de marbrier.

Parmi les seize oppositions , figure celle de Denis Martin NOUV. ARCH. DE l’aRT FR. l883

LOUIS RANDOUX.

pour la sûreté de ses loyers. 11 consent d’ailleurs à la résiliation du bail, vu l’état obéré de la succession.

Le défunt laissait des enfants de ses deux femmes. De Marguerite-Claire Hallé, qu’il avait épousée en premières noces, il avait eu deux fils et une fille : Nicolas-Antoine, Elisabeth et Louis- Isidore, placés sous la tutelle de Victor Terret, marchand éventailliste, faubourg Saint-Martin. La seconde femme, Marie-Louise Delorme, n’avait, à la mort de son mari, qu’un fils, nommé Nicolas, âgé d’un an. Elle se déclare enceinte.

La veuve nomme le notaire Jean-Baptiste Lecourt, pour procéder à l’inventaire et désigne les sieurs Gervais Laurent et Claude Henrion^ tous deux maîtres sculpteurs marbriers, demeurant rue Mêlée, pour donner leur avis sur la prisée des marchandises. Un s. Firmin-Marc Houdon, maître sculpteur à Paris, demeurant dans la même maison que le défunt, peut-être un ancêtre du grand artiste, réclame une somme de i5o livres en garantie de laquelle il a reçu une robe de satin sergé jonquille à fleurs, et divers autres effets d’habillement avec un matelas.

Les opérations d’inventaire et de prisée sont closes le 22 mars.

(Arch. nat., Y 11223.)

JACQ.UES FOAGIER

PEINTRE DE l’aCADÉMIE.

14 mars 1786.

Que les simples maîtres de la communauté de Saint-Luc aient pris le titre de peintre du Roi, cela n’a rien qui doive surprendre ; nous en avons fourni plus d’un exemple; mais il est plus rare de voir un artiste, absolument oublié et qui ne figure à aucun titre sur les listes de l’Académie de peinture, recevoir après sa mort la qualité de peintre de l’Académie. Tel est le cas qui se présente pour Jacques Foacier. La seule circonstance où son nom paraisse dans les procès-verbaux de la Compagnie, c'est lors du concours de 1684 pour les grands prix. Il fut, en eftet, classé deuxième et obtint une médaille à cette occasion (voy. Archives de l’art français, t. V, p. 279). Nous ne possédons pas d’autre détail biographique sur cet artiste qui mourut vieux, puisque

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