VEUVE DE BON BOULOGNE, PEINTRE DU ROI
21 novembre 1737.
On savait déjà que le peintre Bon Boulogne avait épousé, le 8 avril 1687, à Chaillot, Anne Lourdet, fille de Philippe Lourdet, directeur des manufactures de la Savonnerie, et qu’aucun des enfants issus de cette union n’avait survécu à leur père. En confirmant pour partie ces renseignements biographiques, le procès-verbal de scellé apposé après le décès de la veuve de Bon Boulogne ajoute quelques détails nouveaux sur les parents et alliés de la famille. Une analyse succincte de cette pièce suffira pour en faire connaître les points saillants.
Anne Lourdet meurt le jeudi 21 novembre, sur les cinq heures du soir, dans un appartement au rez-de-chaussée, au fond de la cour, dans une maison delà rue Neuve- Saint-Honoré, ayant pour enseigne la Tour d’Argent. A la requête de René Dairon, avocat au Parlement, demeurant dans la même maison, nommé exécuteur testamentaire par testament et codicille olographes en date du 20 janvier lySt et 26 novembre lySS, déposés chez Gérard- Claude Baptiste, notaire, les scellés sont apposés sur les meubles et effets de la défunte par le commissaire Charles- François Cléret, en présence et du consentement de dame Elisabeth Lourdet, veuve de Simon de Villaine, notaire honoraire au Châtelet, habile à se dire héritière en partie de la défunte.
Dans le mobilier, il n’y a guère à signaler que les objets sui- Vmts ; un bureau de marqueterie, contenant la somme de 120 livres en écus de 6 liv., une pendule à répétition, à cadran d’émail, dans sa boîte de marqueterie, ornée de bronzes dorés, NOUV. ARCH. DE l’aRT FR. l883 z3