SCULPTEUR
6 janvier 1676.
Apposition de scellés, le lundi, 6 janvier 1676, par Nicolas de Vandosme, commissaire au Châtelet, sur les biens et effets d’0<^e^ Lebreton, sculpteur, décédé la veille dans une maison sise rue de Charenton, au faubourg Saint-Antoine ; à la requête d’un des créanciers dudit défunt, et en présence de Claude Carré, sa veuve.
Le sieur Biaise Pithouin, marchand plâtrier à Paris, se présente comme créancier d’une somme de 3, 000 livres à lui due par Girard, maître maçon, qui lui a transporté jusqu’à concurrence de cette somme les loyers, tant de la maison occupée par le deffunt que de quatre autres y attenant, dont il est dû deux termes au mois de mars dernier, sans préjudice du courant. Dans le cours des opérations, le 3o avril, ce créancier accuse la veuve Claude Carré d’avoir détourné des tableaux et autres effets de la succession. Dénégations formelles de la veuve, tutrice des enfants mineurs du défunt, qui rapporte un papier concernant des meubles loués par son mari à l’ambassadeur de Venise et un contrat de 20 livres de rente en faveur dudit défunt.
Le sieur Jean-Baptiste Jolly, chirurgien juré à Paris, vient réclamer une somme de 400 livres à lui due pour pansement et médicaments fournis pendant la dernière maladie. Il demande en outre la restitution d’un chandelier de sculpture et d’un pied de table à colonnes torses vuidées, émaillé de vert et de rouge, qu’il avait donné à raccommoder au s. Lebreton.