JACQUES LEMESLE
Les héritiers, au nombre de quatre, sont un neveu et trois nièces :
1° Marie- Anne Lemesle, femme de Jacques Charmeleur, aubergiste à Paris, rue des Fossés-Monsieur-le-Prince ; 2° Françoise Lemesle, femme d’André Sonnois, bourgeois de Paris, rue des Noyers; 3° Noël Houllier, maçon, demeurant à Mottainville, près de Mantes ; 4“ Marguerite Houllier, sœur du précédent et veuve ' de Nicolas Levesque.
Rien dans ce mobilier ni dans cette famille qui ait quelque rapport avec l’art du peintre. Ce Jacques Lemesle n’était certainement qu’un très vulgaire artisan.
(Arch. nat., Y loSqS.)
JACQUES QUESNEL
PEINTRE
9 mars 1729.
Procès-verbal constatant le décès de Jacques QuesneU, peintre.
Dû 9 mars 1729, trois heures de relevée.
En Fhostel de nous Louis-Pierre Regnard, commissaire au Chastelet, sont comparus Robert Quesnel pintre, demeurant pont Notre-Dame, Charles Vernault, marchand mercier à Paris, demeurant rue et Marché- Neuf, s"' Louis Sivert, maître chirurgien à Paris, demeurant rue des Noyers, lesquels nous ont dit qu’ils vienent d’estre avertis par la dame veuve Prudhomme, propriétaire d’une maison sçize rue Bailif, quartier S' Eustache, en laquelle est demeurant s. Jacques Quesnel., pintre, leur frère et oncle, âgé de soixante-quinze ans,
I. Jal s’est occupé des Quesnel, mais surtout de ceux du XVI* siècle. Il ne dépasse guère, dans ses recherches, l’année i65o. Celui-ci est très probablement un descendant obscur de cette illustre famille chez laquelle on retrouve souvent le prénom de Jacques,
JACQUES QUESNEL
que led. s. Jacques Quesnel n’a point paru depuis dimanche dernier en lad, maison, que la clef de son appartement paroist dans la serrure en dedans ; qu’ils ont tout lieu de craindre par son grand âge quhl ne soit tombé en quelque faiblesse et n’ait besoin de quelque secours pront; pourquoy nous requiert de nous transporter avec eux en lad. maison pour estre présent à l’ouverture dud. appartement pour lui donner les soulagements nécessaires.
En conséquence duquel réquisitoire, nous, commissaire susd., sommes transporté avec lesd. s^* comparants susd. rue et maison, où estant, y avons trouvé lad. veuve Prudhomme qui nous a dit avoir donné cejourd’huy avis auxd. s’’® comparans de l’absence dud. s. Quesnel, qu’elle croit estre en sa chambre et qu’elle n’a point veu depuis dimanche dernier ; que la clef de son appartement paroist estre à la serrure en dedans; qu’aussitôt s’estant informé de sa famille et l’ayant apris, elle leur en a fait donner avis cejourd’huy. Comme aussy y avons trouvé s. Jean Delorme, locataire de lad. maison, qui nous a dit pareillement que led. s. Quesnel, son voisin, est entré vendredy ou samedi dans sa chambre ; qu’ils se sont parlé ensemble de choses et d’autres; qu’il le croit dans sa chambre. Pourquoy, à la réquisition desd. s'® comparans, avons mandé le nommé Antoine Denante, m® serrurier, qui, en la présence de lad. dame veuve Prudhomme, s. Delorme, s. Cézar Guilmot, tous voisins , a fait ouverture de la porte de l’appartement dud. s, Quesnel au second estage, sur la cour d’entrée, préalablement par nous observé que la clef de la porte dud. appartement s’est trouvé dans la serrure en dedans ; et d’abord sommes entrés dans une première chambre, ne s’y est trouvé personne; estant passés dans un petit cabinet
JACQUES QUESNEL
ayant veue sur une cour voisine, s’est trouvé dans un lict le cadavre dud. s. Quesnel, seulement en chemise, les mains gantées et les pieds avec les bas dedans, vestu de deux chemises, n’ayant aucune marque de mort violante; ensuitte de quoy sommes retiré et y avons laissé lesd. s’’ Quesnel, son frère, et les sieurs Sivert et Vernault, ses neveux, dont et de tout ce que dessus avons dressé le présent procès-verbal, pour servir ce que de raison, et ont signé...
(Arch. nat., Y 10843.)