Où est-ce que Marianne prendra des instantanés
623. Est-ce que Marianne a assez de pellicules pour le voyage?
Il est allé à la pharmacie en face de l'hôtel pour y chercher des pellicules pour le petit kodak de sa cousine.
Les affaires y vont bien quand les récoltes sont bonnes.
Le prix des chambres était de quatre dollars par personne et par jour.
Oui, ils y étaient compris.
Oui, ils y étaient.
Elle en prendra en cours de route.
Oui, elle en a assez.
Paysage de Vouest.
Le train est en route. Louis reste sur la plate-forme, assis sur son pliant. Il ne dit rien. Ses yeux suivent l'horizon lointain qui" se déploie sous le grand ciel de la prairie canadienne. L'atmosphère rayonne de lumière. L'immense plaine, à perte de vue, est une interminable succession de champs de blé, de champs de seigle et de champs d'avoine dont les longs sillons se suivent, réguliers et droits comme s'ils avaient été tirés à la règle. Ces sillons, creusés par la semeuse du laboureur, sont en parfaite harmonie avec la ligne qui marque l'horizon à l'extrémité de la plaine. L'aspect du pays est imposant par sa simplicité et par sa grandeur.
Les habitations humaines paraissent bien insignifiantes dans cette vaste étendue. Pourtant, Louis en découvre dans le lointain; il distingue à l'horizon les contours précis des fermes; il en reconnaît les granges, les hangars, les étables et les maisons d'habitation.
La voie ferrée, aussi droite et aussi longue que les sillons des champs, partage la plaine en deux et se perd dans le lointain. Elle est bordée d'une longue ligne de poteaux télégraphiques supportant tout un faisceau de fils de cuivre qui brillent au soleil. Les gares, le long de la voie, avec leur réservoir à eau, et leurs élévateurs de grain qui dominent de leur silhouette élancée tout le voisinage, se succèdent de loin en loin, puis disparaissent à l'horizon. Louis n'oubliera jamais cet horizon, ces sillons, cet immense espace, ce grand ciel, cette atmosphère de lumière et de paix, cette sereine simplicité qui font la beauté et la grandeur de la prairie c-anadicnne.
EXERCICES (egzersis)
Marianne est assise à côté de Louis, sur la plate-forme du wagon-salon, en queue du train. Elle regarde le pay-
sage. Elle aperçoit cinq chevaux au bord d'une mare. Elle dit à son cousin: " Voyez les beaux chevaux. Je vais les photographier." L'un des chevaux se met à courir, et les autres chevaux le suivent. Louis dit alors: "Ces chevaux ont Pair content parce qu'ils sont en liberté."
Le train arrive dans une petite gare et s'y arrête. Sur le quai il y a quelques habitants de l'endroit. Ils sont venus pour voir passer le train. Ils n'attendaient personne. Le chef de gare cause avec le conducteur et lui remet un message. Le portier du wagon-salon, un gros nègre, en veste blanche, est sur le quai. Il a chaud. Quand c'est l'heure du départ le conducteur crie: "En voiture!" La cloche de la locomotive se met à sonner, le train se remet en mouvement, passe sur plusieurs aiguilles et continue sa route vers la capitale.
Madame Parmentier est assise au salon de lecture, à l'intérieur du* wagon. Elle lit une revue. Marianne va s'asseoir à côté de sa mère et lui dit: "Maman, j'ai soif." "Moi aussi," dit madame Parmentier. Elle sonne le portier et lui dit: "Apportez-nous trois limonades glacées, s'il vous plaît." Le nègre va à son office et revient avec un plateau sur lequel il y a trois verres remplis de glace et trois bouteilles de limonade. Il met le plateau sur une petite table et verse la limonade dans les verres. Marianne appelle son cousin. Les trois voyageurs boivent leur limonade. Ils n'ont plus soif.
CONVERSATION (kdversaisjo)