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CHAPITRE DIX

A Travées les Monts Rocheux.

De Calgary à Lake Louise.

Louis et Marianne ont quitté Calgary de bonne heure le matin, accompagnés de madame Parmentier et du docteur Roux. Il fait très beau. Louis regarde le paysage. Rien ne lui échappe. Il remarque un cow-boy à cheval galopant derrière un troupeau de boeufs. Mais il regarde surtout les montagnes et remarque qu'elles grandissent graduellement, à mesure que le train s'en rapproche. La voie ferrée suit la vallée du Bow. Des deux côtés du cours d'eau il y a des collines, des pâturages et des forêts. L'air est vif. Il est embaumé d'essences. Les voyageurs respirent cet air avec plaisir. Le train passe près d'une usine. Louis dit: "Quelle usine est-ce que c'est?" Oncle Jules lui explique que ce sont les fours à ciment d'Exshaw.

Le maître d'hôtel du wagon-restaurant arrive sur la plate-forme du wagon-salon et annonce: "Petit déjeuner, dernière série!" Madame Parmentier se lève de son pliant et dit: "J'ai grand'faim; allons déjeuner." Louis marche devant et ouvre les lourdes portières au bout des couloirs des wagons. Sa tante, sa cousine et le docteur le suivent.

Pendant le repas Louis regarde dehors. L'aspect du pays change à vue d'oeil. La vallée, plus étroite maintenant, est dominée par de hautes montagnes. Au bord de la rivière il y a de sombres forêts. Le train marche plus lentement. La voie décrit une courbe et Louis peut voir, en tête du train, la puissante locomotive qui escalade les rampes avec une énergie indomptable. Quand le

mécanicien fait retentir la sirène, les flancs des rochers renvoient l'écho sonore de la voix de la locomotive et se le répètent. Enfin le train s'arrête. "Nous voici à Banff, dit le docteur; c'est une station thermale réputée; j'y envoie beaucoup de mes convalescents. Tout à l'heure nous serons à Lake Louise."

EXERCICES (egzersis)

Les voyageurs regardent le paysage. Le paysage que les voyageurs regardent change à vue d'oeil. Louis regarde surtout les montagnes. A mesure que le train se rapproche des montagnes elles grandissent. Elles grandissent presque à vue d'oeil. Louis aussi grandit, mais il grandit si lentement qu'on ne le remarque pas.

Les portières au bout des couloirs des wagons s'ouvrent des deux côtés. Dans les wagons il y a des ventilateurs électriques. On les fait marcher quand il fait chaud. Quand il fait trop de soleil on peut baisser les stores qui se trouvent du côté intérieur des châssis. Il y a un de ces châssis dans chaque section des wagon-lits. Les limousines aussi ont des châssis avec des stores.

Dans les grandes gares il y a des employés qui viennent laver le côté extérieur des glaces de ces châssis. Les glaces des châssis sont beaucoup plus fortes que les vitres des fenêtres ordinaires. Il faut que les glaces des limousines et des wagons soient fortes; si elles n'étaient pas fortes elles seraient dangereuses. Les morceaux de verre brisé sont toujours dangereux.

Les locomotives, les grands bateaux et les usines ont une sirène. Les sirènes des usines retentissent le matin de bonne heure quand le travail doit commencer; elles retentissent aussi vers la fin de l'après-midi quand le travail de la journée est terminé. Les sirènes marchent à la vapeur.

Les flancs des rochers renvoient l'écho et se le répètent. Quand deux amis se rencontrent ils se serrent la main. Quand un chien et un chat se rencontrent ils se regardent longtemps. Ils se regardent, mais ils ne s'aiment pas. Quand Marianne est seule elle se regarde quelquefois dans le miroir. Quand Louis se regarde dans le miroir, c'est pour voir si sa cravate est bien nouée.

CONVERSATION (koversaisjo)

785. Quel temps est-ce qu'il fait quand Louis et Marianne quittent Calgary?

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