‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 129 sur 443 · C. L'affirmation est un peu audacieuse et mensongère · texte numérisé non relu

C. L'affirmation est un peu audacieuse et mensongère

L AMOUR MKDECIX

procède d'iuie grande chaleur de sang ; ainsi, je conclus à la saigner le plus lût que vous pourrez.

MO.NSiuuR DESFONANDRÈs. — Et uioi, jc dis quc Sa maladie est une pourriture d'humeurs causée par une trop grande réplélion ' : ainsi, je conclus à lui donner de l'émétique-.

MONSIEUR TOMES. — Je soulicns que l'émétique la tuera.

MONSIEUR DESFONANDRÈs. — Et moi, quc la saignée la fera mourir.

MONSIEUR ïOMÈs. — G'est bicR à vous de faire l'habile^ homme ^ I

MONSIEUR DEsi-oxANDuÈs. — Oui, c'est à moi, et je vous prêterai le collet^ en tout genre d'érudition.

MONSIEUR ÏOMÈS. — Souvcncz-vous dc l'homme que vous fîtes crever 6 ces jours passés.

MONSIEUR DESFO.NANDBÈs. — Souveiiez-vous dc la dame que vous avez envoyée en l'autre monde, il y a trois jours.

MONSIEUR TOMÈs, à Sganarclle. — Je vous ai dit mon avis.

MONSIEUR DESFONANDRÈs, à Sganarclle. — Je vous ai dit ma pensée.

MONSIEUR TOMÈs — Si VOUS ne faites saigner tout à l'heure ' A'otre fille, c'est une personne morte. (// sort.)

MONSIEUR DESFONANDRÈS. — Si VOUS la faites saigner, elle ne sera pas en x'ie dans un quart d'heure. (Il sort.)

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