Nièce de Gorg-ibus. jcnol et de latin, tout un jargon
3. Sffanarelle emploie de tra- | incohérent et comique, mais vers de S'rands mots savants. | qui impose aux naïfs.
SGANARELLE. — Tant pis, c'esl une marque que vous ne vous portez pas bien. Sentez-vous de grandes douleurs à la tête, aux reins?
LUCiLE. — Oui, Monsieur.
sGANARELLi:. — C'est fort bien fait. Oui, ce grand médecin ', au chapitre qu'il a fait de la nature des animaux, dit... cent belles choses ; et, comme les humeurs qui ont de la connexité^ ont beaucoup de rapport; car par exemple, comme la mélancolie est ennemie de la joie, et que la bile, qui se répand par le corps, nous fait devenir jaunes, et qu'il n'est rien de plus contraire à la santé que la maladie, nous pouvons dire, avec ce grand homme, que votre lille est fort malade. Il faut que je vous fasse une ordonnance.
GORGiBus. — Vile une table, du papier, de l'encre.
SGANARELLE. — Y a-t-il quclqu'uu qui sache écrire ?
GORGIBUS. — Est-ce que vous ne le savez point?
SGANARELLE. — Ah ! je ne m'en souvenais pas ; j'ai tant daffaires dans la tète, (jue j'oiiblie la moitié... Je crois qu'il serait nécessaire que votre fille prit un peu l'air, qu'elle se divertît à la campagne.
GORGIBUS. — Nous avous un fort beau jardin et quelques chambres qui y répondent^ ; si vous le trouvez à propos, je l'y ferai loger.
SGANARELLE. — AUous visitcr Ics licux. (Ils sortent tous.)
Les tours de Sganarelle
[Lucile et Valère peuvent se voir, grâce à Sganarelle, qui cependant reçoit, tout en avant l'air de le refuser, l'argent de Gorgibus. Mais au moment où il a quitté sa robe de médecin, Gorgibus reparaît et va le reconnaître. Sganarelle a vite trouvé un moyen de tromper le vieillard.]