‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 170 sur 443 · La fraise. Cf. p. "37, n. i · texte numérisé non relu

La fraise. Cf. p. "37, n. i

de force Tliomme dont nous parlons. Il lui mit, l'ayant vue, une petite goutte de je ne sais quoi dans la bouche ; et, dans le même instant, elle se leva de son lit, et se mit aussitôt à se promener dans sa chambre, comme si de rien n'eut etc.

LUCAS. — Ah !

VAi.KRE. — Il lallail que ce lui (p^lque goutte d'or potable'.

MAKTiXE. — Cela pourrait bien être. Il n'y a pas trois semaines encore qu'un jeune enfant de douze ans tomba du haut du clocher en bas, et se brisa sur le pavé la tète, les bras et les jambes. On y eut pas plus t(M amené notre homme, qu'il le frotta par tout le corps d'un certain onguent qu'il sait faire ; et l'enfant aussitôt se leva sur ses pieds, et courut jouer à la fossette-.

LUCAS. — Ah !

AALiiHE. — Il faut que cet homme-là ait la médecine universelle.

MARTINE. — Qui en doute?

LUCAS. — Tétigué^! vlà justement l'homme qu'il nous faut. Allons vite le charcher.

VALÈHE. — Nous vous remcrcions du plaisir que aous nous faites.

MARTINE. — Mais souvenez-vous bien, au moins, de l'avertissement que je vous ai donné.

LUCAS. — Hé I morguenne< ! laissez-nous faire. S'il ne tient qu'à 5 battre, la vache est à nous'\

VALÈRE, à Lucas. — Nous sommes bien heureux d'avoir fait celte rencontre ; et j'en conçois, pour moi, la meilleure espérance du monde.

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